‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 270 sur 275 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

blessés les ont secondés avec un dévouement digne de vrais républicains.

Les patrouilles envoyées à la découverte étant rentrées ur les une heure du matin, elles ont rapporté qu'elles n'aifoient absolument rencontré personne, qu'elles avoient ippris par les habitans des paroisses voisines, trouvés :ous sous les armes, que le tocsin avoit été sonné parce jue l'on avoit vu dans la journée trois particuliers errans ju'ils avoient jugés être des rebelles de Lyon et qui mal ntentionnés avoient mis le feu à une grange ; en conséjuence redoutant de plus grands malheurs ils avoient cru ievoir les prévenir en sonnant le tocsin.

Le Conseil, parfaitement satisfait de tous ces rapports, ipres avoir pris toutes les mesures de sûreté, a levé la ;éance à trois heures et demie du matin de la journée du louze octobre.

B. Désistes, maire, Albant, Boulon, Bon, Gayet, offiiers municipaux, Beaux, Budin, Bouveyron, Gosselin^ lotables, Convers, procureur de la commune.

Après les premières arrestations de suspects, le iéputé Merlino félicita Puyi des plus ardents perséruteurs, serrurier de son état, et lui promit son ntervention pour lui faire obtenir la place qu'il iollicitait ; car, nous Tavons dit tout à Theure, les )atnotes d^alors, comme ceux d'aujourd'hui, ne se lévouaient à la cause du peuple que pour vivre à 'aise et dominer. Voici la lettre adressée, le 7 octo- )re 1793, au citoyen Albant, officiel' municipal à 3oii rg :

Citoyen compatriote,

J'ai reçu avec autant de satisfaction que de plaisir le différentes lettres que vous avez bien voulu m'écrire. Vou m'instruisez que les patriotes reprennent du caractère dan votre ville ; cela ne me surprend pas, parce que, quan( l'on a la raison pour soi, la stupeur n'est que momentanée Quant à l'erreur du peuple, comme il est toujours vra qu'il ne veut que son bien, elle n'est que passagère. Ains; ne craignez donc rien des nouvelles entreprises desaristo crates ; ne voyez-vous pas qu'ils réclament les prières de agonisants ? Ayez encore cette dernière complaisance pou eux ; mais ne perdez pas courage ; ils sont anéantis san retour. Bientôt vous aurez nos commissaires parmi vous je pense que, d'après les bonnes instructions que vous leu donnerez, ils ne laisseront plus vaguer parmi vous lesper sonnes assez perfides pour obstruer le cours de la liberté si toutefois avant leur arrivée vous n'avez pris cette mesur salutaire, pour laquelle les décrets vous donnent toute h latitude nécessaire.

J'ai remis au ministre de l'intérieur la dernière lettn que vous m'avez écrite, pour qu'il fût instruit plus parti culièrement de ce qui se passe à Bourg et de ce qu'y fon les commissaires des cloches, et surtout pour qu'il se res souvînt de la -recommandation que je lui ai faite pour I place que vous demandez. Je suis certain qu'il ne l'oublier pas ; au surplus j'aurai soin de la lui remémorier, n'ayan rien tant à cœur que de voir mettre les patriotes à mêm de servir la République.

Depuis le 3, j'ai fait partir les bustes de Lepelletier e Marat que m'a demandé votre société (i).

(i) Ces bustes furent inaugurés le lo novembre; voir au volume sui vant, le récit de la fameuse fête en l'honneur de Marat.

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