‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 6 sur 275 · Tome III, i · texte numérisé non relu

Tome III, i

a HUITIÈME ÉPOQUE.

Le peuple des campagnes, fidèle à ses traditions et à ses croyances, s'était indignéfdcs outrages faits au roi le 20 juin, et de- la persécution dirigée contre les prêtres.

En Bretagne, le tocsin avait sonné de clocher en clocher. Les paysans s'étaient réunis et avaient protesté, les armes à la main, contre la tyrannie démagogique. Il fallut des troupes nombreuses et du canon pour les disperser.

En Vivarais, plus de trois mille villageois sous les ordres du comte de Saillans s'étaient emparés des châteaux-forts de Banne et de Jalès, avaient attendu courageusement l'armée envoyée pour les réduire, lui avaient disputé pied à pied les défilés de leurs montagnes, ne lui avaient abandonné le château de Jalès qu'à moitié détruit par les boulets, et n'avaient posé les armes qu'après la perte de leur chef, lâchement massacré.

Cette opposition des provinces, cet esprit de réaction avaient excité au plus haut degré la rage des Jacobins, et les avaient portés à précipiter la chute de la monarchie. Dans ce but, ils avaient répandu les calomnies les plus perfides, les plus absurdes : tantôt la Cour projetait l'incendie de Paris ou la dissolution de l'Assemblée, tantôt elle commandait des assassinats, La tactique de la dénigration avait été poussée jusqu'au délire, témoin le fait suivant, acquis à l'histoire :

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