ToME III. ig
lyO DIXIEME EPOQUE.
tations. Aux menaces de peines rigoureuses, il ajouta des considérations fort justes, mais qui durent peu toucher les délinquants, à savoir :
Que l'usage des bois est de première nécessite'; que leur reproduction est lente, et que leur dévastation actuelle est un malheur pour l'avenir;
Que la conservation des propriétés est un des principaux objets de toute association politique ; que les propriétés publiques ne sont pas moins respectables que les propriétés particulières; que leur titre est le même, et que les propriétés publiques sont devenues, en outre, le gage spécial des créanciers de l'Etat (i).
Cet arrêté fut signé le 22 janvier 1793 par MM. Joseph Pages, pi^ésident^ — Tardy, viceprésident, — JOURDAN, GrUMET, PeYSSON, HuCHET,
Balleydier, Billon et Morand, administrateurs^ — Duhamel, procureur-général-syndic ^ — et Brangier, secrétaire-général.
Les scènes hideuses du i o août, du 2 septembre, et le procès de Louis XVI avaient soulevé Pindignation de F Europe. Les peuples et .'es rois, qui avaient applaudi aux idées nouvelles tant qu'elles étaient restées à Tetat de théorie, avaient répudié toute solidarité avec les adeptes du jacobinisme. De plus, le gouvernement français s'était aliéné à
(i) Arrête du Directoire du départ, de V Ain concernant lei délits qui se commettent dans les bois. Bourg. 1793, 4 p. in-^". — Ph. L.D.