‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 102 sur 217 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

nal, est si mal composé que les gens de condition ne pourraient y aller. >>

Une loi du 3o janvier 1791 prescrivait aux Directoires de s'installer dans les hôtels-de-ville et les palais de justice; les hôtels de province devaient être vendus comme biens nationaux. Or, les bâtiments désignés pour les corps administratifs suffisant à peine à leur destination spéciale, le Directoire de TAin et ceux des districts de Gex et Belley s'étaient établis dans les hôtels de province. Celui de Trévoux avait seul trouvé place dans l'ancien palais du parlement de Dombes.

Le Directoire de l'Ain, pour se maintenir dans l'hôtel des États de Bresse dont il avait pris possession le 7 juin 1790, fut donc obligé d'exposer la situation à l'Assemblée nationale et d'offrir de garder l'hôtel au prix d'estimation : 27,000 livres.

Le rapport, rédigé à cette occasion le 3o juillet 1791 par Thomas Riboud (1), présente quelques détails curieux sur ledit édifice, — qui fut au milieu du siècle dernier l'hôtel particulier du syndic Riboud (2), — qui devint successivement l'hôtel de la province de Bresse, l'hôtel du Directoire

(1) Observations sur l'édifice dans lequel l'administration du diparter.tent de tAin et le district de Bourg sont établis. Ms. de lo p. in-folio. — Ph. L. D.

(2) Voir nos Papiers curieux d'une famille de Bresse.

igS CINQUIÈME ÉPOQUE.

et du district, l'hôtel de la préfecture, et qui, aujourd'hui propriété municipale , renferme le musée, la bibliothèque populaire, etc.

Sous l'ancien régime, le Tiers-État était au premier étage, il avait là sa salle d'assemblée, ses bureaux, ses archives, et le logement de l'intendant auquel il prêtait sa grande salle les jours de réception, et pour lequel il avait disposé au rez-dechaussée des caves, cuisines, offices, écuries et remises. La Noblesse siégeait au deuxième étage du côté sud, à la place du musée actuel. Le Clergé occupait le nord du même étage, et l'une des pièces lui servait de chapelle.

Sous le nouveau régime, il y avait au rez-dechaussée une salle pour la vente des biens nationaux, des bûchers pour le service du Directoire et du district, et un entrepôt de matériel pour les ateliers de secours. La grande salle du premier étage était affectée au Conseil général, et les autres pièces aux divers bureaux. Le Directoire occupait la partie sud du second étage, et le district de Bourg la partie nord.

L'évêque constitutionnel de Belley, M. Royer, député du Jura, quitta Paris au printemps pour visiter son diocèse et, sa visite faite, il reprit sa place à l'Assemblée nationale et au club des Jacobins. Sa présence aux Jacobins le 22 août est cons-

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