‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 135 sur 217 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

L'office divin a été célébré par le curé de la ville, membre de la Société.

Jean-Antoine Rostaing, membre de la Société, est monté en chaire ; il a retracé dans un discours funèbre l'héroïsme du magistrat mort pour défendre la loi, et le peuple a exprimé sa douleur par ses sanglots et ses larmes.

Les Officiers municipaux se sont avancés ver^ l'autel, et les mains élevées sur le sarcophage du maire martyr, ils ont JURÉ d'affronter comme lui la mort pour défendre LA LOI. Ce serment a fait la sensation la plus vive.

La Société a arrêté que le procès-verbal de cette scène attendrissante seroit imprimé ; qu'il contiendroit le discours prononcé par le citoyen Rostaing, et le serment ineffaçable des Officiers municipaux, pour être adressé : i" à la famille du patriote Simoneau ; 2^ à la Municipalité d'Étampes ; 3" à nos Frères les Jacobins de Paris, à toutes les Sociétés affiliées, et aux Journalistes patriotes.

Le Société a arrêté en outre :

10 Qu'elle placeroit dans la salle de ses séances une couronne civique, dans laquelle on liroit : A Guillaume Simoneau, maire d'Étampes, mort pour le soutien de la

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