‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 190 sur 217 · Tome II. ai · texte numérisé non relu

Tome II. ai

d'hostile à la France ; elle tendait, an contraire, à engager les puissances coalisées à ne faire la guerre que contre une faction anti-sociale , et à respecter les personnes et les propriétés des citoyens paisibles (i). Mais, en somme, Louis XVÏ avait peu de confiance dans leur appui, et s'était résigné au rôle de roi constitutionnel auquel il était réduit. « Je ne dirai certainement pas — fait observer M., de Moleville — que Louis XVI aimât la Constitution; il n'avoit pas promis de l'aimer; mais il avoit juré de Texécuter, et il fut toujours scrupuleusement fidèle à son serment; je crois bien aussi que, depuis qu'elle étoit devenue Pinstrument de ses malheurs, de ceux de sa famille, et de toutes les calamités qui désoloient la France, il désiroitde lavoir, non renversée violemment, mais sagement réformée, d'après le vœu de la nation éclairée par sa propre expérience. Un désir aussi naturel pouvoit-il n'être pas légitime (2) ? »

Le 24 juillet, le Conseil de TAin, « considérant que la patrie a été déclarée en danger; que ses frontières sont menacées d'une invasion; que les armes nationales qui avoient été distribuées aux

(t) Voir le texte même des instructions données à Mallet-du-Pan dans ï'ilist. de la Rév. de France, par Bertrand de Moleville, t. VIII, p. 44. ^2) Histoire citée ci-dessus, t. Vllf, p. 27^.

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