‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 29 sur 217 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

M. Ravet'^ celles d'officiers municipaux à MM. Morand^ homme de loi, — Goyffon^ imprimeur, — iSow, Cochet^ Quinet, hommes de loi, — Mugiiier aîné, ci-devant procureur du roi en l'élection,

— Faviei\ cadet, — Morel^ aîné, hommes de loi;

— celles de notables à MM. Rivoire^ Bonnet^ négociant, — Fontaine^ notaire ^ — Goyffon aîné, horloger, — Janùiet^ oncle, procureur, — Lefranc^ maître perruquier, — Carabasse, architecte, — Chambre^ maître de poste, — Botiiei\ chirurgien,

— Lksbordes^ notaire, — Hugon père, marchand,

— Debost^ procureur, — Collombet^ bourgeois,

— Régnier^ bourgeois, — Bottier^ négociant, — Brichon^ bourgeois, — Popiilus fils, — Puthod^ homme de loi.

Pourquoi M. Ghevrierde Corcelles, M. Chevrier de Nantes et leurs collègues avaient-ils abdiqué ? Un mot de Lalande va nous faire comprendre qu'ils s'étaient effrayés des tendances révolutionnaires et qu'ils avaient voulu laisser la responsabilité administrative à des citoyens plus confiants dans leurs forces. Voici ce qu'écrit Lalande dans son journal manuscrit :

Elections des officiers municipaux de Bourg. Duport- Msrin, maire. Grand (i) et Goyffon, qui sont des enragés, sont officiers municipaux. La canaille domine dans les

(i ) Ce nom ne figure pas sur la liste des élus, donnée ci-dessus et relevée sur le registre municipal.

Assemblées. M. Gauthier-des-Orcières est assez mal reçu des gens de bonne compagnie.

L'expression de canaille est un peu forte. C'était la seconde couche bourgeoise qui arrivait au pouvoir. Le député Gautliier fut-il pour quelque chose dans ce résultat des élections? Cela expliquerait le mauvais accueil que lui fît la bonne société.

Les élections qui se firent alors dans toute la France donnèrent lieu à une plaisante critique du système électif. Nous la citons comme parfaitement applicable au temps présent, et aussi parce que Tauteur a pris ses exemples dans notre pays. La Bresse lui a fourni le portrait de l'électeur, et le pays de Gex celui de l'éligible.

Cette critique est intitulée : Lettre de M. le comte Durons à M. le chevalier de *** (i). Le prétendu comte, émigrant de Paris en Suisse, écrit de Lausanne à son ami ce qui lui est arrivé dans la traversée de notre département.

J'arrive enfin, mon cher chevalier, rossé, abîmé, et tué de fatigue. Ce dont tu dois me tenir compte, c'est que cela ne m'empêche pas de remplir l'engagement que j'ai pris de t'écrire.

Me voilà, grâces aux jambes de ma Rossinante et de ton ingénieux passe-port, hors de tout danger; je n'en ai même connu aucun avec la précaution de le faire viser |

(i) Datée de Lausanne, i5 novembre 1790. 12 p. in-8.

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