‹ Histoire de la révolution dans l'AinChapitre 44 sur 217 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

sieur Royer » évêque constitutionnel (i) ; — un catholique anonyme qui redressa vertement jM. Peysson {2) ; — enfin un curé exilé 3).

Nous ne voulons pas analyser cette polémique. Alais, ayant produit tout à Theure la critique du serment, il est juste que nous fassions connaître les arguments des jureurs-, nous les empruntons à l'abbé Barquet en les réduisant à la plus simple expression :

I ° L'Assemblée nationale n'a pas touché au spirituel en fixant le territoire des diocèses ; attendu que tout ce qu'il y a d'extérieur dans le ministère ecclésiastique est sujet à l'inspection de l'autorité tempordle — N'est-ce pas toucher au spirituel que de fixer les limites de la juridiction spirituelle, que

(i) Cette réfutation est probablement celle publiée sans date et sans nom d'auteur, sous le titre de : Grande dénonciation des attentats commis par le sieur Royer, député à l'Assemblée nationale, et soi-disant hêque du déparlement de l'Ain, contre la Vérité, le bon Sens, la Justice et la Religion. 38 p. in-8 — Ph. L. D.

Un écrit plus considérable, signé « Balme, vicaire général du diocèse de BilJey, « et daté « du lieu de notre retraite i" août 1796 ", est intitulé : Remarques sur une prétendue Bulle attribuée au souverain pontife Pie VI. Aux Fidèles du diocèse de Belley. 94 p. in-8. — Ph. L. D. , Cette fausse bulle avait été répandue dans le diocèse par lévêque Royer. [2\ Observations d'un Catholique adressées à M. Peysson, se disant docteur en théologie, vicaire cathédral du diocèse d'Ain. In-8 de 66 pages, texte serré. — Ph. L. D.

(3) Lettre d'un curé déplacé dans le département de l'Ain, en réponse à celle que ses paroissiens lui avaient écrite pour le consulter sur la I ccmmunion pascale. On lit à la fin : '< De "*, lieu de mon exil. » Sans I d-te ni frontispice. 8 p. in-8. — C" D.

d'assigner au prêtre une juridiction qui ne peut lui être conférée que par l'autorité spirituelle, c'est-àdire par l'Église ?

2° En laissant aux électeurs le choix des évêques et des curés, en attribuattt aux métropolitains V institution canonique des évêques, en supprimant les annales (droit payé à Rome à l'investiture d'un bénéfice), en associant les curés au gouvernement du diocèse, V Assemblée nationale n a fait que rétablir les anciennes traditions, les anciennes prescriptions des conciles. — Mais nous ne sommes plus au temps de la primitive Église, et tout prêtre qui connaît ses devoirs n'a point à se préoccuper du passé, ni de l'autorité temporelle qui veut Fy ramener; il ne doit obéissance qu'à l'Église, et qu'à l'Église actuelle.

Les écrits en faveur du serment surprirent la bonne foi de quelques prêtres et favorisèrent la défection de ceux que le sacrifice effrayait. Mais beaucoup, lorsqu'ils furent éclairés ou fortifiés, se rétractèrent.

A Belley, Mgr de Quincey, son vicaire général, M. Anselme Béatrix, deux chanoines MM. Férat de Courtines et Balme de Sainte-Julie, donnèrent le bon exemple. Tout le reste du chapitre prêta serment.

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