PIÈCES JUSTIFICATIVES
Nous nimous , coinmu vous , à pardonner à des ennemis vaincus ; cl nous nous en faisons un devoir plus' rigoureux en ce moment, où le lesserremenl de nos liens vient de doubler uos forces : mais en cédant au seuûinent de la générosité , nous nous croiiùons coupables envers le public et envers^ nous-méincs , si' nous concourions , par notre silence, à l impunité de ces monstres aux complots desquels vous avez été sur le point de succomber vous-mêmes, il’esl de celte im]mnilé qu ils s’autorisent pour ourdir sans cesse des trames uouvcllcs, qui menacent à chaque instant de changer en jours de deuil les beaux moments doiit la Frtmce vient de commencer à jouir. ^
' Nous venons , en conséquence , d’arrêter que nous no mettrions point d'obstacle à l'admission au serment dans les assemblées'pour la formation des municipalités le.s ci-devants privilégias, que rindulgeucc publique ramonera peut-être enfin aux sentiments d'équité que doivent avoir des hommes. Mais désirant, par la juste* punition* des coupables J répandre chez les méchants une terreur , salutaire , assurer le fruit de vos peines, et maintenir la tranquillité publique , nous vous prions , au nom de cette > tranquillité même , au nom de votre existence et du bonheur de notre patrie, de réclamer, près de l'auguste sénat dont vous êtes membres , le jugement des affaires de Rennes, des 20 et 27 janvier 1789.
Nous vous prions encore de demander justice des réquisitoires incendiaires du sieur Seguier , et des ar- ^réts du Parlement de Paris qui ont fait brûler publiquement différents arrêtés des jeunes citojiens de Bretagne'
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et d'Ânjoii ; tirrôlés conformes aux décrets émanés de l’Asferabléc BJationale , aux principes de la justice , et par ceia même opposés au système de dcsp'otisme des ennemis de la Révolution.
Nous sollicitons enfin de votre zèle, auprès de celte as'scmblée , l inadmission du sieur Ala[;on de la Villc- Hucliet à la prestation de sciment qui doit être faite par tous les citoyens dans les assemblées primaires , , comme tndigne'dc s’asseoir parmi des hommes qii'il a / persécutés, en se faisant l'assassin de leur frères ; ainsi que l'admission des sieurs Boisgelin , Tremergat le jeune , IVIonlluc Ot Marnière de Guer (1), jusqu à ce , qu'ils aient désavoué le. 'mémoire 'calomnieux répandu contre les jeunes citoyens de Rennes ; Mémoire qui les rend vraiment coupables du crime d# lè.sc-nalion., puisqu'il ne tendait qu'è tromper le pubic pur des impostures propres à lui rendre odieux ses vrais défenseurs."
Tels sont, Messieurs et chers Compatriotes, les demandes que' vouB font avec confiance les Représentants des jeunes citoyens de Bretagne et d'Anjou ; leurs vœux s*e confondent comme leurs intérêts , qui no sont plus que. ceux de la France entière.
Nous sommes avec respect,
-Messieurs et chers Concitoyens ,.
Vos très-humbles et très-obéissants serviteurs. ‘
Les Président et Commissaires-Secrétaires de l'assemblée générale des jeunés-citoyens de • • Bretagne et d’Anjou.
. (1) Ces geolilbommes avaient pris one part active aux érënemeots -dés Cordeliers et du champ Mdnliitorin i Rennes.
. ♦ifeCBS'jUSTIFICATITKS.
• A M.. le Prësideut de t Assemblée nationale.
. * , Monsibor le President, ^
. >La jeunesse de Bretagne et d’Anjon s’est âsscmbiéc' à* Ponüvj , le 15 de ce mois, pour y renouvellcr.le Pacte .Féddratif qui a porté le premier coup au despotisme et à l’aristocratie : son dcToif le' pins cher* a été d'cu/a/re ‘ hommage à l'auguslé dssemblée. que vous présidez. *
Les vertus qui vous ont mérité ses suffrages , nous .. donnent droit de compter, M. le président que vous voudrez bien lui présenter,! acte d’iinion qui'doit rendre inébranlable. l’édiliéo de la félicité publique qu'elle vient d’élever..- ■ > ^
' £n satisfaisant aux vœux de nos camarades-, fous vous , 'acquerrez un nouveau titre à leur réconndissance.
Noos sommés avec respect , . .
• . M. le Président,
Vos très-bnmbles et très-obéissans serviteu'rè, .
. .Les Président et Commissaires-^crétaires del'as-^ semblée générale des jenncs-cilojens-milit aires- ■ de Br.ctagnc et d'Anjou. •
> • ,»." 16. — , CBAP, 41.
A M. de la Tour-Dupin , Ministre de la Guerre. ,
Monsieur', - . * ,
Les jeune^citojeos-militaires de Breta^e et d’Anjou
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^ sont assemblés à Pontivy , pour le renouvellement d on Pacte fédératif qui doit faire pâlir le despotisme ; il assure aux ennemis, du bien public que notre union va consolider une déclaration philosophique, qui rappelle à l'univers les droits de l'homme et du citoyen.
Ils ont été informés, par leurs frères de Vannes, que le nommé Crosnier , chasseur au régiment de Rouergue, est depuis long-temps détenu dans les prisons de cette ville. ' - .
Son crime, Monsieur, a été de donner à son corps- 1 exemple du patriotisme, en arborant le premier la cocarde de liberté. Ses sentimens lui ont suscité des ennenris qui , par une adresse perfide , ont suborné des ' hommes qu’une âme mercenaire a facilement déterminés le charger d un crime qui fait horreur à là nature.
Les jeunes-citoyens de la Municipalité de Vannes ont dû vous informer que son accusateur est son ennemi connu , et que les dispositions du local démontrent physiquement fa fausseté, de l’accusation. ’
. Ils^sollicitent de vous, Monsieur, ou le prompt jugement de.son affaire, ou qu’un congé absolu puisse le soustraire aux manœuvres d’ennemis qui menacent ses jours , ou peuvent au moins consacrer son déshonneur.
La justice, 1 humanité, la protection que nous devons à nos frères, et plus particulièrement encore à ceux dont le patriotisme a soutenu la Révolution , nous imposent le devoir sacré d’appuyer la demande de nos frères de ’
Vannes : les décrets de l’Assemblée Nationale l’autorisent.
Nous espérons. Monsieur, que vous prendrez en con-