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LÂ B^VOtUTIOIf B» BIIKTACSE. 209
A Baud : Cocalrix, Landren, Loher.
A Bazouges : Bonenfant de la HcIIandière.
A Belle-Ile ; Les députés de Vannes', par procuration. A Bignan : Le Bouhellec fils. • . . .
A Brest ; Blad , Millet. ' . . •
A Broons ; Duhoux. • ‘ ' , '
A Callac : Guyot, Fercocq. *
A Cancale ; Mirey, Dujardin. . . - h
ACirfiaix: Alain de Launay, Lemoal, Bancat.
A Châtcaugiron : Lcj^ué. ' , •
A Châteaulin : Les députés de Qiiimper, par procuration.
A Chatel-Audren: Haiîionde Kerello, Cadiou le jeune. A Combourg: Préciaux de Grandraaison, Aoasta.
A Concarneau : Pallîern , Belldl.
A Corlaix : Garnier, Goiieflic. •' ' " J
Au Croisic: Poton , Letorzee le jeune, Lepré, Cbedaneau.
A Oman : Beslay fils , Berthelet de Vildé. -,
A Dol : De Lcspine-Chantclou , Leveel, .
"• A Faouet : Brizeux, Cliardevcl. \ "
• A Faou : Les députés, de Quimper, par procuration.
A Fougères : Gérard , Fromont. . . . . ^ ,
J A Gourin : Bosquet du Roder.
A Guémené : Guaydçr DuboterL,' Laurent , Dutertre A Guerande : Larcyt , Cbotard. . " *
A Guin^igamps : Robinet , Bruneau de Camarel.
A Hédé : Les dépotés de Pontivy, par procuration.
A Hennebont: Durand, Caris, Voirdye. . • ‘
A Josselin : Rouault du Coiquelan, Le Féburier. '
rtliCKS JOSTll^ICATlVES.
A Jugon ; Bcbours de la Barbotais , Guyo|iiar. ,
A Landerneau : Goury , Legerrille.
A Landiyisiau : Les députés de Morlaix , . par |»'ocUration.
A Lanmeur. : Les mtUnes.
A Lamballe : Boulair de la Villemoisan^ Le Disses de-
Pennanrun, Onfray. • ’
ÀLanion". Desbraux, Perret, Deminiac, Marb^ud.
A Là Gheze : Bernard , Tresenguy-Guillcmot. • •>
A La Gucrche : Bazeau de Serinais. . . ^ ;
A La Boohe-Derien ; Tauvet Lesaux.
A La Boche-Bernard : Preciaux, Legrip de Trcu(^,
Haumont des Prés. ^ '
. A Lesneven : Dagorne , Priser. . • =
Au Vieux-Marché : Les députés <le Lamballe, par procuration. - . » 'Jl. • i
A Locornan ^ Lekségues. > , - .
A Lo^iné : Pëpion , Caslac , Tùriau,Morieeau.
A Lorient : D,eschiens , Leiujr , UJliac.
A Loiideac . Raffray , ‘Nehel de Plancis.
A Matignon -.'Les dépulés.de Lamballe, par procutafiop. A Malestroit : Cbaighard de la Hublais , Aubert^ Fa.brony. '
A MoncÔQtouT : Glais de la Villeblanche , Gautier du Taillis. , . . , , r '
A Morlaix : Trapulen, Leloutre, Martin, Delorme. ^
A Paimboeuf i Blanchard du Châtel. - ' ,
. APaimpol : Lambert, Thomas de Keranpeaux. *
’ A Plencé ; Les députés de Jqgon, par propurat,h)n, - A Ploermel ; Oomay , Bonnet.
..aur-.-'.t t.
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' ^ LA RÉVOLUTIOH K5 BRETAGNE. 211
• A Ponlriciix ; Lebrigand, Bernard. '
A’Pontivy: Gucpin , Tahier, Violard, de Kerisouct.. Au Port-Louis : Rallier. * ^ '
Au Poulignen ; Les dcpiUés du Croisic, par procuration. • ,
f A Quimperr Gouez, Girard, Dcmizit.
A Quimperlé : Tremizeau,'Billette. ^
A Quinlin : iVIercier, substitué parM. Bellioni, Basset, Henri de la Touche. ' „ -
A^ Rennes : Moreau , Pensard , Blin , Morice du Lerain. A Rhedon : Lallemand', Latouc^c, Hemery,- Besnié.
A Rhuis ; Le Quinlo do Kerblay , Picbon. ^
1 ,, A Rüchefort Gillet, Jouan. .i-'
'A Rostrcnen : Verdier, Jblivct. , -
A Rohau : Lcboucher, Loverger.
A Samt-Brieuc : Champeaux, Ronsard, Hamclin.
1 A Saint-Mayoïix : Colcdo de Kervily. ' ~ '
.V A Saint-Malo : Moulin, Cbifoliau, absent. ^ *
A Saint-Pol : Loriu , Perreault. ^
, A Saint-Servan : Bourdas , Pageict. ' . ’
: Les députés do Corabourg , par procuration. • • ■
A Treguier : Dugoasmeur du Porta'il, Lesblaye'.
A Vannes : Bourgerel aîné '• Grignon. ^ ^
A ViU'é : Lecocq doLccotais, Frin des Boeuvrières.
• A üzel, Bonamy , Boissière, Colin. ^ .
Fait en Commission, le i5 janvier 1790. Sign^ Bcs-‘ lay fils, Dagorne, Gouez, L-- Moulin , Poton , Boulardj, . Moreau , Pérard , Robinet et ülliac.
212 ' rikCBS JVSTIFICATITBS. 7 '
. , Adresse à t Assemblée Nationale.
.HoS^rGBEUBS , . . • , . ,
' Pénétrés .d'admiration , d'attachement ^et de respect pour ]a Gonstitation qoe tous vmiez de donner à U France, les jeunes citoyens de deux contrées importantes de ‘cet empire, la Bretagne et C Anjou', voiis. offrent 'l'assurance authentique d'une ''soumission entière aux loix sages et puissantes qui, d'un même coup^ ontren- Tersé l'idole du despotisme , brké les fers de l'esclarage, arraché le voile -du fanatisme , et posé le trôpé de la félicité publique. ' < j.
Elles ont détruit pour toujours ces barrières odieuses qui tenoient divisés, jusqu’à ce moment, des sujets'du ' même prince, des habitants du même royaume , des voisins, des frères ; elles ont anéanti les intérims partiCtr* ' ^
liera qui^ pendant tant de siècles , avoient souillé la France du sang de ses peuples.
Elles ont donné à la Nation des liens qui doublent ses ■ forces ; et qui la rendroient déjà la terreur des étrangers , si dès' étrangers pouvoient, dans ce moment, qe pas désirer d'étre ses amis. ' • • . .
C’est pour les resserrer plus étroitement encore ces ' ' liens heurenx dn patriotisme, que les jeunes citoyens de 'Bretagne et d'Anjou viennent de former solemneilement* le pacte d'union qu’ils vous présentent. t ~ '
Nous nous sommes dit, Nossbiohbcbs, que c’est au.
. courage de la jeuitessé à soutenir, les armes àla itoio,
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lA BÉVOlUTIOH El» BRBTACKE. 213 .
et de toutes ses facuitds, la Constitution de bonheur çt de liberté que vient de nous donner la sagesse de nos pères.
Nous avons cru que notre union, devenue indissoluble opposeroit ude résistance invincible à l'audace des mécontents et des perturbateurs* comme notre dispersion oppose une surveillance triomphante à leurs trames odieuses.
Nous avons cru que noire fédération étoit un devoir
d’amour pour notre patrie, un devoir d'honneur envers
nous-mômes', un devoir de reconnaissance envers vous ,
• - * • Nosseigneurs , qui avez consacré vos travaux et votre
existence au bonheur, de la génération naissante et des
générations futures.
Nous avons juré par l'honneur , par le patriotisme qui
nous embrase, en présence du Dieu des armées et de
la concorde, à la face des peuples.
Nous avons juré un attachement inviolable à la Constitution auguste que nous tenons de vos lumières; que ses bases philosophiques rendent inébranlables , et qui ne cessera d'étre la Constitution de la France, queir devenant celle de Tunivers. •
Nous avons juré l'elTusion de notre sang pour la maintenir; nous avons jurtf de voler partout oii le péril de nos frères, où les dangers de la chose publique, où là perfidie des traîtres , k>ù les trames et les complots des enriem'is de la révolution nous appelleroient ; nous avons juré de rester toujours unis, pour afrermir cette révo-* lution. ■’ ^ ■
ïVoui «Ton's j'uré.ioiimiHion, np.i bornes , à in loi dp
?14 •> - ÿlliCBS JVSTiriCATIVBS.
l’empire Français régénéré; dévouement et respect an monarque bienfaisant, restaurateur de la liberté ; amour* inaltérable à notre patrie.
Tels sont, Kossbicsbubs , nos alTections , nos sentiments. Nous les éprouvons.... Nous ne vous les peignons pas. La fougue de la jeunesse, et le désordre de ses idées, obtiendront de vos bontés de l'indulgence; nous^ vous la demandons, et nous vous parlons avec aisance et liberté, comme des enfants soumis parlent à leur père, à leurs libérateurs. . ' *
Pénétrés de cette confiance , nous nous jetons dans ' vos bras avec nos frères : ils ont épuisé leur sang pour nous défendre ; ils ont usé leurs jours pour notre patrie.
En son nom. , au noiu de la justice et de l'amour fraternel ; au nom de leurs fatigues ; an nom du patriotisme que votre fermeté leur inspira , lorsqu’ils déposé;^ rent autour de vous les armes que la tyrannie leur avait données pour vous réduire; au nom du salut de la ■ France , nous vous demandons pour eux , dans leur * vieillesse, des appuis, une subsistance honnête et le repos du guerrier. -,
Que trente années de privations et de travaux n’aban- ' donnent pas leurs derniers jours aux tourments d'une cruelle indigence ; qu’-éteiute dans les combats, l’ardeur de leur courage n’ait pas alors à se ranimer pour ne se livrer' qu'au dépit des regrets , et aux horreurs du dé-, sespoir. ' • . .
Qa’ils puissent , en mourant , étendre sur le berccati, de leurs tils , enfants de la nation , des habits éclatant^ de'teurs triomphes , et ^ui né -soient pas trempés de JetHTS Urines. . . ♦
'LA BÉVOUITIOJS EN EKETAGNE. 215
Que toujours soumis à la discipline de leur corps , cette discipline môme devienne le garant de leur gloire , comme elle est la caution de l'ordre et de la sdretc publique ; mais que des chefs inquiets , mécontents et injustes , cessent d« les punir de prétendues infractions , parce qu’ils ont refusé de trahir leur patrie , parce qu'ils . se sont montrés nos concitoyens et nos frères.
Que l'usage arbitraire de ces congés honteux., dont les ennemis du bien public n’ont déjà fait qu’un trop fréquent abus depuis là révolution ; de ces congés., dont la couleur seule est le sceau de l’infamie , soit proscrit à jamais par une nation libre et reconnaissante.
• Pardonnez.,' Nosseigneurs , les élans de, l’amour en faveur de ces braves compatriotes , qui sont doublement nos frères, puisqu'ils sont citoyens delà Franco, cl que MOUS sommes soldats.
Oui , nous sommes soldats , et c’est le titre qui n*)us honore. Il est glorieux pour nous , s’il exprime notre zèle pour la défense de ja patrie contre les ennemis du dehors; s'il peint le dévoftmenl de tout notre Ctre, au maintien de la Révolution française et de la tranquillité publique , contre les coupables efforts et les sourdes in- . trigues de l’atistocratic, résolue de conspirer jusqu’à son dernier soupir. ' *
Daignez nous' le conserver ce titre d honneur, et qu il soit à jamais l'effroi des pervers. Vous avez décidé le triomphe de la philosophie, il ne vous reste qu’à le fixer.
Consolidez, Nosseigneurs , vos propres' travaux; terrassez sans retour les ennemis de la nation , les ennemis de poire Roi, vos ennemU et les nôtres, D'un bout do
xjitri.
21& ’ mCBS JtSTiriCATlTBS. - ,
'la France à l'antre, opposez à leurs projets andacieax ^ les années patriotes et volontaires', qu'elle enfanta dans la douteur, lorsque les cachots du despotisme et ses poi- " gnards menaçaient votre liberté , vos têtes ; lorsque ses
criminels agents voulaient ravir à son peuple. la Mo'
* • * \ narque chéri ', que l'amour de ses sujets a dérobé seul à
leurs perfides complots. - • •
Donnez à ces corps' une énergie formidable , en leur , assurant une consistance légale , régulière , uniforme ; et mettez partout dans leurs mains l'épée citoyenne, forgée pour la défense de la patrie , et pour la persécution des traîtres. • - ' '
. Voilà, Nosseigneurs, ce que vous denoiandc par nous un million dè jeunes guerriers , bri/lants de mourir pour . leur patrie, pour leur. B oi , peur léurs frères-.
Remplissez leurs vœux : que la Constitution no'ble, qui est votre ouvrage , porte partout le flambeau de là philosophie ; qu’elle allume , dans tous Iss cœurs , le fou du patriotisme ; que l'étendard de la Liberté se déploie sur la surface du globe , et que tous les peuples de la terre , à l'admiration laissant succéder l'amour , s'écrient dans leurs transports : La Grèce avait été ÿ les Romains ont passé, les Français seront toujours. , ' ,
Les^ président et commissairos-sccrétaires do l'assemblée générale des jcunes-citoyens^militaires -de Bre- * tagne et d'Anjou réunis à Pontivy,
Signé, Moreau, président; Cboudieu., Ponsard, le "
• • Quinio.de Kerbley, Guepin, Blin’, Blad, -Da-
* gof ne , Beslay , et de Champéàux , commissàire»-
eêcp/lalresi . . .
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Il BÉrOLUTlOB EB BBETÀGBB. 217
' Adresse au Roi.
■fe;
Sire ,
Une partie de la nombreuse famille (pii jouit du bon^ heur do vivre libre sous votre empire , lu jeunesse do Bretagne et d’Anjou, -rassemblée pour cimenter une union* indissoluble et sacrée, porto à vos 'pieds .Ihommage respectueux de son amoiir.
Cest sous les auspices' de la religion et du, patriotisme que cette immense famnie de fières jure sur l’autel même du Dieu des armées , de lou jours vous aimer
et de faire respecter', au péril de ses jours , l’es loix sages
que vous aurez sanctionnées. • ^
Daignez agréer. Sire, ce serment solennel comme le gage de la reconnaissance qui embrase , pour le père des Français, les cœurs de ses enfants. Puissiez-vous un jour , témoin de l’expression do leurs sentiment^ ,
environné de leur araour^ en jouir an iniiicu d'eux.
: 'Nous sommes avec respect, • . ' - t. ■
Sire, • ‘ ■ % / ^
De Votre Majesté les fidèles sujets. .î.
J- Les Président et Commissaires-Secrétaires de rassemblée générale dés jeunes-citoyens de Bretagne et d’Anjôu. .. ^ ^
PIÈCKS JTISTIFICATITBS. ' ' .
' AM.Necker. . • '
Monsieur ,
.Les volontahes nationaux de Bretagne et d Anjou , représentés par leurs députés en la ville de Pontivy, ont fait un pacte fédératif; ils ont juré dç maintenir', au prix, de leur sang, la Constitution quo l’Assemblée Nationale vient de donner à la France: par un acte solennel , ils ont cru rendre hommage au plus augusle Sénat qui, depuis le’ commencement des figes , .ait dicté des lois 'aux peuples"; ils ont cru remplir un ■devoir d’amôur pour leur Roi, et prouver leur respect . et leur ‘fidélité pour le nàonarqnc généreux , qui sait s'élever au-dessus du Trône en s'approchant de ses sujets ;" plais en se livrant à leurs transports , Monsieur, ils n’oht* point oublié que la’ France’ doit cette réi'blutien au mi- • nistre^'pliHosophe , dontThéroïsme a soutenu le choc 'des passions qui , toujours ont persécuté les vertus à la cour des Rois ! Ils n'ont point oublié que ses lumières ont seules éclairé sur ses' vrais intérêts et sur sa -gloire un prince bienfaisant , mais entouré d'ambitieux , de perfides et d'adulateiifs ; enfin, ils n'ont point oublié, que ■ c'est à votre génie, que c’est -au sentiment dç bien pn-
blic et de liberté, 'qui remplissent votre âme, que lemjiire français dnjl l'existence de cette, auguste Assemblée qui, pour jamais , a brisé le sceptre dn despoUsnie,
,et formé d'un peuple d'esclaves un peuple de citoyens
et de héros, , . '
tA BérOLimOlT SH RSBTAGHE.
Il est toujours présent à leur mémoire , que la tyrannie menaça voire liberté, vos jours et le^salul de la France; puisse l’ange tutélaire qui nous préserva de ces calamités , prolonger des jours si' précieux pour nous et pour tous jes amis do l'humanité ! daignez agréer ce vœu do nos cœurs, et nous Croire avec respect et dévouement , • . “
Monsieur, •
V ‘Vos très-humbles et très-obéissants serviteurs,
. Les Président et Commissaires-Secrétaires de l’Assemblée générale des jeunes-citoyens de Brclagno et d’Anjou. ‘ - '' ^
MM. de la garde nationale de Montëlimar.
■» Chers et braves camarades,
Quand voüs venez do donner à l'Europe eptière l’exemple, à jamais mémorable, d’une Fédération importante et sacrée ; quand douze mille six cent cinquante Pa-
* triotes armés ont juré, sous les murs de Montélimar, d’être fidèle* au Monarque-Citoyen qui noiis. gouverne , et de soutenir, au péril de leurs jours , la nouvelle Constitution du Royaume; le sentiment de l’admiration 'est le seul tribut dont on puisse payer cet acte généreux de patriotisme. Il en est un cependant' plus cher h' vos cœurs, sans 4oute : p’est celui de l'amilié qu'osent vous offrir les jeunes -citoyens do Bretagne et d’Anjou, réunis
220 ■ , PIÈ'cBS JVSTIFlCjmTBS. ,
au centre de la première de ces ProTÎnecs. Us y ont’ prûlë, devant le Dieii des Armées , le serment authentique de vivre libre ou mourir, et s'empressënt de vous faire l’hommage des travaux qui ont* précédé cet acte. .
solennel. - < ■ ,
Un pacte de famille va resserrer entre e'tix , les liens de
Tamitié fraternelle qui doit unir à jamais tous les bons
Français : daignez'i'agréer , braves amis, comme le gage
des sentiments ‘^le vos vertus ontfait' naître parmi eux , '
et du désir qu’ils ont de vous appeler Icurs.frèrcs. ‘
Si des distances immenses les. séparent des valeureux •
habitants des deux rives du .Rhône , la, fraternité , 4e zèle
et le patriutispie les uniront à jamais.
, Tels sont les Sentiments que vous ont voués pour la vie,
Chers et braves camarades, • . •
■ ■ Vos frères et amis , ' ■
Les Président et Commissaires-Secrétaires de l’;»ssembléc générale des. jcunes-citoyens-militaires de Bretagne et d’Anjou, réunis à' Ponlivy.
. . ' ‘ H." 13. — CHiP. li.
' A M. de'la Fayette. • ' ‘
' Monsieur, - - . • *
* ' fc ■
Ijcs jeunes-citoyens de la Bretagne 'et de l'Anjou psn>tagent, avec toute du. Franco, l’admiration -et le respect que vos vertus obt inspirés , non*8ealémcnt an NouveauütoRtlé > mats enoor9 11 l’^uropn '«ntihrO' As*Rmbtés p'our
Di^ilized by Googlt
. . Là BéroLüTioa sa BKSTÀonB. 221
renouvellcr un pactc-d'union qu'ils avoicnt contraclé l'aniKic dernière, ils brûlent de vous- offrir, an nom de leurs Provinces , l'ensemble des vœux particuliers que leur cœur forma depuis long-temps. Le g«*nércux défenseur dus Français, et l'an)i de toits leskomme^, ne dédaignera pas 1 hommage respectueux, que do jeunes-, citoyens-militaires s’empressent de llii rendre..—
Nous'avons’^ rhotincur d'étre avec respect , ' .
Monsieur, *
Vos très-humbles et très-obéissants serviteurs.
Les Président et Commissaires-Secrétaires de l’as-
semblée générale des jeuncs-citoyens-militaires • . . . de Bret.igne et d'Anjou , réunis à Pontivy.
- • *K." 14. — CHAP. 11. IIVBE I". ■
•A MM. les Députés de Bretagne et d Ànjou , h . • • t assemblée nationale. ' . » ,
. 1 . Messieurs et chers compatriotes , '
As^mblés en la ville de Pontivy pour y former un Pacte d'Union indissoluble et prêter le serment de maintenir , au pÿix de notre sang , (heureuse Constitution qui vient de terrasser le monstrueux système de l’aristo- > cratie , nous ne pouvions voir qu’avec reconnaissance l'estime que font de nous ceux aux travaux et à la fer-^
meté desquels nous sommes redevables de cette Consti-
tution. JXous ayons pris une lecture publique de votre - lettre , en date du 3 du courant , et nous y avons vu, avec" bien de la joie , que vous n’avez pas moins bonne opi- ' nion de notre générosité que de notre courage.