‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 138 sur 244 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

Cependant le manifeste de la France aux peuples et aux gouvernements étrangers obtenait ses résultats sur le continent. Les peuples tranquillisés sur l'ambition de la République, s'abandonnaient à la pente naturelle de leur inclination vers la liberté. Le contre-coup de la révolution de Paris ainsi interprété, ébranlait le monde plus que les canons de Marengo ou d'Austerlitz.

Ce premier contre-coup et le plus inattendu se fit sentir à Vienne le 1 4 mars. Le prince de Métiernicb , dont le gouvernement n'était plus depuis longtemps qu'une adulation complaisante aux volontés de la noblesse et aux superstitions de trois femmes entourant un empereur éternellement enfant , fut surpris par l'événement, rémeute imprévue et irrésistible emporta le sacerdoce, la cour, l'aristocratie., le gouvernement. La famille impériale abandonna Vienne à la révolution, le

Page 1