‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 139 sur 244 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

prince abandonna la monarchie elle-même et se réfugia dans le TyroL

Berlin répondit à Vienne le 1 8 mars. Le roi , à la tôle des troupes, résista et triompha le premier jour. Étonné de sa victoire, moins embarrassé de vaincre que de gouverner, il rendit l'épée au peuple vaincu. Les Polonais , sortis des prisons de Berlin se trouvèrent le 20 mars maîtres de la monarchie. Ils poussaient le peuple à la république. Le roi , conseillé par le seul ministre qui eût conservé son sang-froid, prévint ce mouvement par une adulation machiavélique au génie allemand. Ambitieux par force, ce ministre fit tout à coup adopter au roi les couleurs de l'unité allemande, passion des peuples secondaires de la Germanie. Frédéric-Guillaume reconquit ainsi la popularité révolutionnaire de l'Allemagne au moment même où il risquait de perdre 6a propre couronne.

Un second mouvement plus démocratique encore que le premier, agita Vienne quelques jours après. Ce furent encore les Polonais mêlés aux étudiants qui l'accomplirent. Le cri de cette troisième révolution était la république. Elle déchira la constitution octroyée par l'empereur le 16 mars, et fit appel à une assemblée constituante par le suffrage universel. La Hongrie 9 nation de vingt millions d'hommes, a qui pesait le joug autrichien, profita de la révolution

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