II
sidière, fit arrêter les complices de la sédition, nomma M. Clément Thomas commandant général de la garde nationale de Paris, remplaça les généraux dont l'indécision et l'étonnement avaient paralysé l'énergie, il leur substitua des chefs plus actifs et plus populaires dans l'armée.
Le lendemain il ne restait plus de trace du mouvement révolutionnaire qui avait consterné la France, si ce n'est parmi les Montagnards à la préfecture de police, et dans les casernes de la garde républicaine.
Ces corps révolutionnaires armés, que Caussidière avait sous la main pour la sûreté de Paris, mal inspirés par leur connivence avec les clubs ou mal dirigés par Caussidière, avaient manqué la veille à tous leurs devoirs, leur inertie au moins avait abandonné l'Assemblée nationale à ses envahisseurs, l'Hôtel de Ville à la conspiration. Le gouvernement ordonna leur épuration. Les gardes repu* blicaines obéirent aux premières sommations et remirent leurs armes en murmurant. Le corps des Montagnards se fortifia au nombre de trois mille hommes dans la préfecture de police, ne voulant reconnaître d'autre autorité que celle de Caussidière, et menaçant de soutenir un siège désespéré et de verser des flots du sang de la garde nationale, si on tentait de les déloger de force. Le général Bedeau reçut ordre d'entourer la pré-