‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 124 sur 216 · LIVRE DOUZIÈME. 2i · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME. 2i

« se souviennent, la Républiciue sera glorieuse de s'en « souvenir et de les prati(|uer toujours avec les Irlan- « dais; dites-leur surtout que la République française « n'est pas et ne sera pas une république aristocra- « tique où la liberté masque le privilège, mais une « république embrassant le peuple tout entier dans les « mêmes droits et dans les mêmes bienfaits.

« Quant à d'autres encouragements, il ne serait pas « convenable à nous de vous les donner, à vous de les « recevoir. Je l'ai déjà dit à propos de la Suisse, à « propos de l'Allemagne, à propos de la Belgique et « de l'Italie; je le répète à propos de toute nation qui a « des débats intérieurs à vider avec elle-même ou avec « son gouvernement : Quand on n'a pas son sang dans « les affaires d'un peu])le, il n'est pas permis d'y avoir « son intervention ni sa main. Nous ne sommes d'aucun « ])arti en Irlande ou ailleurs, que du parti de la justice, « de la liberté et du bonheur des peu[)les. Aucun rôle « ne nous serait acceptable, en temps de paix, dans (( les intérêts et dans les passions des nations étran- « gères. La France veut se réserver libre pour tous les « droits.

« Nous sommes en paix et nous désirons rester en « bons rapports d'égalité, non avec telle ou telle j)artie « de la Grande-Bretagne, mais avec la Grande-Bretagne « tout entière. Nous croyons cette paix utile et hono- « rable non-seulement poui- la Grande-Bretagne et la « République française, mais pour le genre humain. « Nous ne ferons aucun acte, nous ne dirons aucune

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« parole, nous n'adresserons aucune insinuation en « contradiction a\ec les principes d'inviolal)ilité réci- « procpie des peuples, (pie nous avons proclamés et (( dont le continent recueille déjà les fruits. La monarj( cliie déchue avait des traités et des diplomates; nous « avons des peuples pour diplomates et des sym[)athies « pour traités. Nous serions insensés de changer une (c telle dij)lomatie au grand jour, contre des alliances « sourdes et partielles avec les partis, même les plus « légitimes, dans les pays qui nous environnent. Nous « n'avons qualité ni pour les juger ni })Our les prête férer les uns aux autres. En nous déclarant amis de « ceux-ci, nous nous déclarerions ennemis de ceux-là; « nous ne voulons être ennemis d'aucun de vos com- « patriotes. Nous voulons faire tonjber, au contiaire, « par la loyauté de la parole républicaine, les préven- {( lions et le préjugés qui existeraient entre nos voisins « et nous.

« (]ette conduite nous est inspirée, (juehjue pénible «■ qu'elle vous soit , par le droit des gens autant (jue « par nos souvenirs historiquc^s.

« Savez-vous ce (jui a le plus iirili; cl le plus desaf- « fcclionné la France de, l'Angleterre dans la dernière « Képublicpie? c'est la guerre civile reconnue, soldée « et servie par M. I^itl dans \u\c paille de uiAvo li^ri- « toire. (^e sont C(\^ encouragc^ments et ces armes don- « nées à des Français héroùpies aussi connue vous « dans la VcMidée, ujais à des Français cond)atlant « d'autres rrau^ais ! ce n'était pas là la guerre loyale;

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