‹ Histoire de la Révolution de 1848Chapitre 179 sur 216 · LIVRE OUmZlEME · texte numérisé non relu

LIVRE OUmZlEME

Le 15 mai. — Marche de la manifestation. — Sun iiTuption dans le palais. — Résistance de Lamartine. — Invasion de la salle. — Excès et scandales des envahisseurs. — Usurpation de la tribune. — Ordres et contre-ordres de rappel. — Le général Courtais. —Ovation de Louis Blanc —Proclamation par les factieux de la dissolution de l'Asscm- Llée nationale et d'un gouvernement révolutionnaire. — Leur course à l'Hôtel de Ville. — Le rappel. — Expulsion de Témeute par la garde mobil(.'. — Rentrée de l'Assemblée nationale. — Discours de Lamartine. — Sa marche contre les factieux sur l'Hùtel de Ville. — Enthousiasme de la population. — La place de Grève. — Entrée de Lamartine à l'Hôtel de Ville. — Arrestation des chefs de l'insurrection. — Retour triomphal à l'Assemblée nationale. — Décret d'épuration des montagnards. — Leur résistance. — Démission de Gaussidière. — Siège de la Préfecture de police. — Capitulation des Montagnards. — Le général Cavaignac au ministère de la guen'e. — Revue du 21 mai. — Les ateliers nationaux. — Leur dissolution préparée par la commission executive. — Attroupements bonapailistes. — Proposition d'ostracisme temporaire de M. Louis-Napoléon Bonaparte. — Press<:'ntimeut des journées de juin par Lamartine. — Dispositions militaires de la commission executive. — Les journées de juin. —Chute de la commission executive. — Conclusion.

A l'aubo du jour, le 15 mai, les généraux et le ministre de l'intérieur furent appelés au Luxembourg, siège du gouvernement, pour rendre compte de.s dispositions qu'ils avaient prises et pour en concerter de nouvelles. Uien ne fut négligé de ce (jui pouvait écarter le rassemblement de l'Assemblée , et couvrir,

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même par le feu, Tiin iolahililé de la représentation. Le général Courtais reçut le commandement général. Il fut convenu (]ue douze mille hommes de la garde nationale seraient appelés autour (\u [)alais lk)U!bon, et (jue les bataillons de garde mobile stationneraient connue réserve sous les arbres des Champs-Klysées. Des gardes mobiles et de l'artillerie furent . en outre, postés dans les cours.

La séance de l'Assemblée s'ouvrit à midi. Ledru liollin et Lamartine y assistaient, ainsi que les ministres. ^I^L Arago, Marie, Garnier-Pagès et Pagnerre étaient en permanence au Luxembourg pour aviser aux éventualités du jour, dans le cas où leurs collègues viendraient à être cernés dans le palais Bourbon. Lne agitation confuse régnait dans la salle, un innnensc bourdonnement s'élevait du dehors. On lisait la pétition en faveur de la Pologne; des orateurs la soutenaient. Lamartine monta les degrés de la tribune pour leur répondre. Ou ^iut lui annoncer (ju'une colonne inini(MiS(^ d(^ peuple, |)réeedee des clubs, et ramassant sur son passage l'écume llottanle d(* la |)Oj)ulati()n (Vuuo gran<le ('aj)ilale, s'avançait sur rAsseud)lee, et menaçai! de lore(M- \r pont. Lamartine feignit, |)()ni' nv point alarmer rAssend)lee, de ne pas Nonloii- lépondie avant (pie d'autres orateurs eussent |)arlé. Il se j)encha à Toreille du picsidtMit , M. Ibiehez , el TaNcitit de prendre les mesures que son autorite lui donnait sur hvs troupi^s dans lo rayon du palais de la représentation.

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