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orai^'C (Tété éclatait en ce moment sur Paris. Le içénéral Cavaignac, entouré de son état-major, Lamartine, Duclerc, Pierre Bonaparte, suivis d'environ deux mille hommes , s'avancèrent à la lueur des éclairs, au fracas de la foudre et aux applaudissements des bons citoyens, jusqu'à la hauteur du Château d'Eau. Pendant que le ministre de la guerre envoyait chercher du canon et formait sa colonne confiée au général Foucher, commandant de Paris, Lamartine alla passer en revue Tartillerie de la garde nationale au Temple Ces braves citoyens n'étaient qu'une poignée d'hommes noyés dans une po|)ulation debout, convulsive, inllammable, indécise entre la sédition et la Képubli(jue. Le nom de Lamartine, sa présence, ses gestes la continrent à peine. Elle l'entoura et le suivit de ses cris et de sa foule jusqu'au boulevard. La colonne était formée et reçut l'ordre de charger.
Lamartine et ses amis s'élancèrent avec les bataillons de garde mobile et de ligne aux cris de Vive la RcpublMjKr ! Ces jeunes soldats semblaient soulevés du sol par Tesprit (TAusterlitz. Après trois (juarts d'heure d'assauts répétés, et sous une grêle do boulets et de I)al les qui décimèrent les généraux , les officiers et les soldats , ces fortifications furent emportées. Lamartine désirait la mort, pour se décharger de l'odieuse resj)onsabilité du sang (jui allait peser si injustenient, mais ifiévitablement sur lui. Trois fois il s'elanca de son cheval pouiallei" au [)i(Ml de la barricade chercher à fond)er en victime au premier rang de ces géiHM'eux soldats,