II
HO RKVOLUTION DE 1848.
Wurtemberg, de la IJavière, du grand-duché de Bade, appelaient en masse ceux de leurs compatriotes ([ui avaient conspiré avec eux dans ces ditlérenls pays pour recruter et organiser à Paris et à Strasbourg un noyau d'émigration républicaine prêt à passer le Uhin sous l'autorité apparente du nom IVançais, et à engager ainsi la Répnblifjue dans une guerre de propagande contre l'Allemagne constitutionnelle.
Le Polonais, enfin, peu{)le expatrié (pji prend pour patrie l'univers et qui porte dans toutes ses patries d'adoption les vertus et les vices de ce grand et malli(iureux peuple, l'héroïsme, la turbulence et Tanarchie, remuaient jus(ju'au délire la population de Paris. \a\ France devait sans doute beaucoup à cette brave nation en ruine, mais elle ne lui devait [)as sa politir; ue et la rupture de la paix du monde.
Les Polonais n'exigeaient pas moins du gouvernement. Ne pouvant l'obtenir du gouvernement, ils prétendaient l'ariacher au peuple. Pendant les dix-huit années (jui venaient de s'écouler, les Chambres françaises, plutôt contraintes (jue convaincues, avaient formulé à Touverture de chacpie session un vœu stérile poui' la lN)logn(;. Les vœux (Tiiii uiand peuple sont d(îs dérisions, ((uand ils ne sont (ju'une voix sans geste. La France ne pon\ait atteindre à la Pologne (jue par la main de rAllemagne, et dans un l'emauiement généial du conliiienl. Des comités polonais s'étaient foiniés, les uns émus d'une noble pitié poui* ces exilés de la liberté, l(»s autres pressés d'exploiter