‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 22 sur 266 · première partie · texte numérisé non relu

première partie

LA TIUDCSE DES JOURVALISTES A LA CIIAMERE DES DliPUTÉS (p. 32).

cessamment soumis à la délibération des Chambres, va mettre un terme définitif à cette sorte d’abus.

Une pompeuse apologie de lui-même, de ses amis, de leur moralité politique, suivie de la menace habituelle de démission si le vote qui va suivre témoignait du moindre affaiblissement dans la confiance de la majorité, accompagne ce nouveau défi jeté à riionnêteté publique. Mais le défi est relevé aussitôt par MM. Thiers et Dufaure qui repoussent avec indignation , comme l’avaient déjà fait MM. Molé, Passy et d’Argout, la solidarité de ces actes que le président du conseil appelle à.e petits faits, mais que M. Dupin qualifie de stellionat et de simonie poliliciue. « Il y a longtemps, s’écrie M. Barrot dans cette discussion toute brûlante de personnalité, il y a longtemps que je savais que nous ne nous

comprenions plus en politique; mais je croyais que sur les choses de l’honnêteté nous nous comprenions encore. » Mais le parti pris de la majorité conservatrice est inébranlable. Elle rejette obstinément deux ordres du jour proposés par MM. Lherbette et Darblay afin de constater le mécontentement de la Chambre. ^ Par l’adoption de l’ordre du jour de M. de ; Peyramont, elle renouvelle le pacte honteux j qui l’asservit aux volontés de M. Guizot; puis ! on passe à la discussion de l’adresse (1).

Le premier débat s’engage par un exposé complet de notre situation financière, dont M. Thiers signale les périls avec une clarté et I une précision implacables (2). Le chiffre de la

(1) La commission, composée de neuf députés ministériels, i ce qui ne s’était pas vu depuis le ministère de M. de Villèle, avait choisi jM. Vitet pour son rapporteur.

(2) Le lendemain, 20 janvier, on lisait dans le Nathnal un commentaire effrayant du discours de M. Thiers : « Quel Lé- ^

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