‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 4)Chapitre 10 sur 61 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

La Hôvoliilioii eu Euni|K‘. — IV-lei-sIwiirf,' — Vienne. — Jlilaii. — lîeilin. — Ex[«‘(lition des coriw-francs.

Si rélonnciiieiil de la France déniocraliiiiie fut grand lorsqu’elle apprit de Paris qu’elle n’avait plus de roi, que dut penser l’Europe monarchique et ai istocratique en entendant tout à coup résonner à ses oreilles cette nouvelle incroyable : les Français viennent de chasser la dynastie d’Orléans ; ils ont choisi pour les gouverner un poète lyrique, un avocat radical, un astronome et un prolétaii e !

Aucune explication vraisemblable d’une telle énormité ne venait à l’esprit ni des souverains ni de leurs cours. Depuis bien des années déjà la diplomatie européenne considérait la force révolutionnaire comme trés-affaiblie, sinon détruite, en France, par la longue applicationd’iine politique savamment combinée. Les ambassadeurs des puissances étrangères, captivés par l’accueil et l’entretien aimables de Louis-Philippe, éblouis par les élégances delà société parisienne qu’ils voyaient dans une sécurité parfaite, avaient fini par réconcilier leurs mailresaVecla royauté illégitime. Les colères et les inquiétudes que l’usurpation de iSoO avait fait naître s’étaient peu à peu dissipées avec les préventions conçues contre le favori de la bourgeoisie libérale, devenu roi par la grâce du peuple. Comme la surprise exagère tout, quand on vit Louis-Philippe sacrifier sa popu-

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