‹ Histoire de la révolution de 1848 (volume 2)Chapitre 152 sur 164 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Kéiumé.

Avant de poursuivre notre récit, il est important de jeter un regard rétrospectif sur les événements décrits dans ce volume et de les résumer.

L'Assemblée nationale constituante est la première émanation complète, absolue, de la souveraineté du peuple.

Cette Assemblée nommée , choisie par le suffrage universel, directement, en dehors de toute pression, sans nulle restriction, est la représentation la plus

vraie, la plus pure de la nation.

Tous les droits, tous les devoirs, tous les pouvoirs lui sont confiés. Son autorité n'a pour limite que la justice et la morale.

Le Gouvernement provisoire qui l'a précédée n'était qu'une dictature improvisée dans la tempête. Elue par

les élus du peuple, la Commission exécutive est le Gouvernement régulier légitime.

A l'Assemblée nationale et à la Commission exécutive est réservée la difficile et glorieuse mission de constituer, d'organiser, de diriger la République qui est le Gouvernement de tous par tous, dans des temps et des conditions de liberté qui ne s'étaient jamais vus.

Affranchie de toute entrave, la presse est largement ouverte à l'initiative individuelle ou collective. Partout la parole peut se faire entendre, les opinions se réunir, la conscience choisir son culte, la pensée circuler, l'instruction se répandre, l'éducation se perfectionner, la lumière se propager, le travail s'associer, le salaire se débattre, le progrès marcher.

Le privilège s'efface, les rangs sont confondus. L'impôt va se pondérer proportionnellement à la fortune, les octrois disparaître, les charges sur le pauvre être allégées. Des institutions de crédit sont créées pour le commerce et l'agriculture. La liquidation d'une crise qui date de deux années s'opère. Les dettes de la Monarchie se soldent; les pensions sont réglées, les biens de la famille royale respectés, les beaux-arts favorisés, l'armée réorganisée, la marine fortifiée. Le clergé, honoré, a ses représentants dans l'Assemblée nationale. La magistrature rend des arrêts, sans qu'on lui réclame de serviras. La sûreté individuelle est complète. Au-

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