‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 103 sur 209 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

nei- de leurs tèles, dans sa clémence, les châtiments qui attendent les hommes ingrats.

)) L'Allemagne ne peut s'élever contre nous parce (ju'il nous a été impossible de contenir l'ardeur de nos sujets qui ont uni leurs efforts aux efforts des autres peuples italiens. Les autres princes d'Europe, dont les armées étaient plus puissantes, n'ont pu s'opposer au soulèvement de leurs peuples.

» Dans cet état de choses, nous n'avons voulu cependant donner d'autre ordre à nos troupes, envoyées aux frontières, que celui de protéger l'intégrité et la sécurité de l'État pontifical.

» Cependant plusieurs manifestent le désir de nous voir, d'accord avec les autres peuples et princes de l'Italie, déclarer la guerre à l'Allemagne, c'est pourquoi nous jugeons que notre charge nous impose le devoir de dire clairement et nettement, dans votre assemblée, que rien n'est plus éloigné de nos desseins, à nous qui, dans notre indignité, tenons sur la terre la place de Celui qui est l'auteur de la paix, et qui, remplissant le devoir de notre apostolat suprême, embrassons toutes les races, tous les peuples, toutes les nations dans un égal amour

» Nous ne pouvons nous empêcher de répudier ici , à la face de toutes les nations, les desseins perfides de ceux qui, dans les journaux ou dans les libelles, proposent de mettre le pontife romain à la tête d'une République nouvelle, formée de tous les peuples de ritalie. »

Pie IX recommande ensuite la soumission aux princes et la concorde. Il repousse toute idée d'ambition et proteste contre ceux-là qui veulent Tentraîner au milieu

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