‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 25 sur 209 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

nous meltent en (•ominunicalion avec la campagne. Nos braves ont pris l'iiùtel du i;énie à la baïonnette, devenus en moins de trois jours habiles à manier cette arme des \('(érans. Au dehors, cinquante hommes de Marignan ont surpris un bataillon de chasseurs qui , croyant avoir aifaiie à un corps considérable, a pris la fuite, abandonnant ses morts et ses blessés. L'ennemi manque de vivres; on a vu des officiers du pain noir à la main. Nos amis de la campagne sont accourus en armes de toutes les directions, et se pressent à nos portes. L'ennemi nous demande un armistice, certainement afin de se rallier et de fuir tranquillement, mais il est trop lard; sa retraite déjà est très-difficile sur les routes postales encombrées d'abatis. Courage! rapprochezvous toujours des bastions! Donnez la main aux amis qui viennent à vous! Il faut que cette nuit la ville soit débloquée. Braves citoyens, l'Europe ne prononcera qu'avec respect votre nom. La honte de trente années est lavée! Vive V Italie! »

Radetzki, en voyant une résistance si bien organisée, s'imaginait que des officiers la dirigeaient, et il acceptait l'intervention des consuls pour proposer de nouveau un armistice de trois jours. Les membres de la municipalité penchaient encore pour son adoption. A leur premier motif se joignait une raison plus urgente : la ville ne possédait plus de subsistances que pour vingtquatre heures. A Borromeo, qui faisait cette observalion, Caltaneo répliquait : « Mieux vaut mourir de faim qu'être pendu. » L'armistice fut repoussé par la volonté des combattants.

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