‹ Histoire de la Révolution de 1848 (volume 3)Chapitre 59 sur 209 · VI. " U · texte numérisé non relu

VI. " U

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» Nous avons été bénis par la main du gpand pontife, comme le furent nos ancêtres combattant sur la noble terre lombarde. Le saint, le juste, le bon, parmi tous les hommes, a compris que, contre celui qui foule aux pieds tout droit, toute loi divine et humaine, la raison extrême des armes est la seule juste , la seule possible. » Le moment est venu où la compassion habituelle à son cœur serait devenue une connivence coupable avec l'iniquité, car il a reconnu que l'Italie, si elle ne savait pas se défendre, était cofidamnée par le gouvernement autrichien au pillage, au viol , à la cruauté d'une milice sauvage, à l'incendie, à l'assassinat, à la ruine. » Radetzki fait la guerre à la croix du Christ. » Pie IX a'béni vos épées, réunies à celle de Charles- Albert.

)) Vos épées doivent opérer l'extermination des ennemis de Dieu et de l'Italie, et de ceux qui ont outragé Pie IX, profané les églises de Mantoue et assassiné nos frères lombards. Cette guerre de civilisation contre la barbarie n'est |K)int seulement une gueiTe nationale, c'est une guerre chrétienne! Soldats! il est convenu dès lors et j'ai ordonné que tous nous portions la croix du Christ. Tous ceux qui appartiennent à l'armée d'opération la porteront sur le cœur, comme ils la verront sur ma poitrine. Avec la croix et par elle, nous serons victorieux comme le furent nos pères! Que notre cri de guerre soit : Dieu le veut! »

Ce langage était dicté par la situation même. DuraTido et ses conseillers, d'Azeglio et Casanova, tous trois Piémontais, cherchaient à s'élever à la hauteur des

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