‹ Histoire de la révolution de 1848Chapitre 162 sur 243 · gardes mobiles, 2,500 gardes républicains · texte numérisé non relu

gardes mobiles, 2,500 gardes républicains

2.000 gardiens de Paris; j’exigeai en outre 15,000 hommes dans le voisinage immédiat de Paris. C’était donc une force de 60,000 hommes indépendamment de la garde nationale. Je jugeais celte force plus que suffisante pour réprimer tout mouvement insurrectionnel. J’ai obsédé le général Cavaignac de mes observations à cet égard... Il me semble que l’Assemblée nationale était menacée de deux dangers : les Ateliers nationaux et un mouvement bonapartiste...

« Pour plus de sécurité, le ministre de la guerre fut invité à tenir disponibles, sous la main du Gouvernement, 25,000 hommes de l’armée des Alpes. »

Le système de la Commission exécutive était toujours le même : tenir à sa disposition des masses de troupes assez considérables pour contenir d’abord, étouffer l’explosion, et, en cas de nécessité impérieuse, comprimer rapidement.

Ces ordres réitérés presque journellement, la Commission exécutive poursuivit assidûment la double solution des grands et difficiles problèmes des finances et des Ateliers nationaux.

Il est vraisemblable que M. Louis-Napoléon Bonaparte, par sa démission de représentant , et quels que

fussent les termes de sa lettre, n’avait pas cru s’engager à répudier ses espérances, car il persévéra plus que jamais dans ses projets et dans ses efforts. Appelé par le destin, disait-il, à recueillir l’héritage de l'Empire, il n’était pas homme à se retirer sans lutte acharnée. Sa correspondance avec ses adhérents pour stimuler leur zèle devint plus fréquente, ses promesses plus abondantes. Le prétendant qui, après avoir échoué à Strasbourg et accepté sa grâce avec reconnaissance, avait renouvelé ses tentatives à Boulogne, ne pouvait être disposé, après une quadruple élection et l’agitation produite par son nom, à laisser perdre dans l’inertie des chances aussi favorables et à se sacrifier patriotiquement au repos public. Peu scrupuleux sur les moyens, il ne demandait sa justification qu’au succès. Mais le nerf de la guerre et de l'intrigue, l’argent, lui manquait, malgré les affirmations et les promesses de ses agents qui faisaient briller aux yeux des masses ses richesses, suffisantes pour réduire considérablement les impôts. Aussi multipliait-il, à Londres, ses tentatives de négociations d'emprunt, offrant en gage à la spéculation d’anciennes créances de la reine Hortense sur le Trésor public de France, cl les éventualités de son avènement au trône. Ce fut à ce moment, s’il faut en croire les affirmations publiées par un de scs agents, M. Aristide Ferrère, qui déclara en avoir reçu la mission secréte, qu’il fit demander à l’empereur de Russie un prêt de plusieurs millions.

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