‹ Histoire de la révolution de 1860 en SicileChapitre 25 sur 25 · APPENDICES · texte numérisé non relu

APPENDICES

Appendice au 01i£ipîti*e VI.

Lettre de Joseph Maz%ini à un de ses amis du Piémont.

« Je n'ai pas, à vrai dire, la moindre difficulté à faire sur la proposition d'une conférence, et j'accepte la ville que vous m'indiquez; mais j'ai besoin d'un délai pour des motifs particuliers dépendant de la position exceptionnelle oii me retiennent les libérateurs de l'Italie. Aussitôt certains empêchements écartés, je me rendrai à l'endroit indiqué et j'avertirai en temps opportun l'ami Brofferio.

« Il est utile cependant, que je profite de ce délai, pour que Brofferio sache par vous la position dans laquelle j'entends me maintenir. Je dis cela, parce que je crains que ma lettre ne puisse être mal comprise et qu'il s'agit entre nous d'agir loyalement.

« Cette lettre n'est pas un premier pas, c'est le dernier. C'est \e sinon, non, proféré avec plus de logique et avec une résolution plus invariable que celle de Manin.

« Je suis républicain, je resterai républicain, je conserve, dans tous les cas, mon droit de la propagande pacifique républicaine par la voie de la presse, j'aurai recours à l'action où et quand cela sera possible, si la proposition de ma lettre au roi n'est pas acceptée.

« M'inclinant avec respect devant la souveraineté nationale, convaincu par des faits qu'aujourd'hui la majorité du pays non-seulement accepte, mais encore désire la monarchie de Victor-Emmanuel, partisan de l'unité italienne plus que de toute autre chose, je crois qu'il est de mon devoir de dire au roi : Si vous voulez vraiment et efficacement obtenir l'unité nationale, nous sommes prêts à vous aider. Vainquons ensemble; nous nous tairons sur le reste. Quand le pays émancipé se donnera à vous, ce dont vous ne pouvez douter, nous ne nous y opposerons pas ; nous ne l'agiterons pas en sens contraire. Le lendemain (i) en exil ou dans mon pays, j'écrirai, comme avant, les convictions démon âme. Pour aujourd'hui nous nous contenterons d'inscrire sur notre drapeau : Unité et Liberté.

« Ceci, comme nous l'entendons, est important. Je suis trop avancé en âge et trop connaisseur d'hommes et de choses pour me faire illusion.

« Les intentions occultes et indéterminées sont pour moi sans valeur. Je n'accepte pas l'union et l'unification progressive, ni les transactions de conscience, comme serait la proposition de marcher en avant pendant dix ans. Je n'accepte pas qu'on me dise : nous prendrons aujourd'hui les duchés, demain un autre morceau de l'Italie ; ensuite nous attendrons que le Pape meure ; après deux ou trois ans, nous recommencerons la guerre pour ôter la Vénétie à l'Autriche; les meilleures intentions, même celles des rois, dépendent de la vie ou de la mort du monarque, d'un changement de ministère, d'un fait qui se produit à l'étranger, toutes éventualités que nous ne pouvons accepter comme conditions de salut. Le fait du jour présent nous appartient, c'est sur lui que nous devons fonder notre œuvre. Le

(I) Le lendemain, en ilalien 27 d'i dopo: C'est une allusion de Mazzini ii ce que disent de lui ses adversaires, qu'il arrive toujours le lendemain; ce qui lui a valu le surnom d'?/ d'i dopo.

fait d'aujourd'hui est la révolution du centre de l'Italie. C'est elle qui doit servir de point d'appui pour soulever les masses. Il faut que la monarchie s'unisse résolument à la révolution et nous aide à la rendre italienne.

« Ma proposition part de la conviction où je suis que le Piémont et la révolution sont assez forts pour achever l'œuvre.

« Pour cela il faut révolutionner le Sud. Cela fait, avec l'armée actuelle napolitaine, les milices siciliennes, celles qui existent déjà en Piémont, dans le centre et en Lombardie et avec celles qui sortiraient de l'immense élan que ce fait produirait en Italie, nous nous trouverons forts de 500,000 hommes et d'une marine. La victoire sera alors rapide comme la foudre.

a Si la monarchie sarde n'a pas un homme qui sente par intuition, par puissance de génie révolutionnaire cette vérité, tout contrat est inutile, tout accord est impossible. Que chacun fasse alors ce qu'il peut.

« Cinq cent mille hommes sous les armes, le peuple d'Italie derrière eux, serait un fait accompli, auquel l'Europe des peuples applaudira et que l'Europe des rois saluera en murmurant (brontolando). Louis-Napoléon ne peut faire la guerre au Piémont et à l'Italie; il ne peut envoyer ses armées au Sud, sans que la guerre s'allume contre lui en Prusse, en Allemagne, en Angleterre. Si la diplomatie sarde ignore ces choses-là, elle est bien mal renseignée. Révolutionner le Sud est chose facile, pourvu qu'on le veuille. Je ne demande pas que le Piémont entre en lice le premier et prenne l'initiative. L'initiative, c'est nous ' qui la prendrons.

« Ce que nous demandons, si le roi veut vraiment l'unité italienne, s'il entend concilier tous les partis dans une seule entreprise, ce sont les gouvernements du centre. Une parole du gouvernement sarde à ces derniers suftit; cela met fin au scandale d'une persécution contre nous, qui déshonore la cause nationale, et cela rend l'accord possible. Qu'on laisse en paix les

exilés; tant qu'ils ne se rendront pas coupables d'actes hostiles contre la tranquillité intérieure, qu'ils puissent parcourir librement les terres italiennes qu'on appelle libres; nous n'en abuserons pas par une publicité dangereuse.

« Que le gouvernement sarde donne à Garibaldi l'assurance, soit directement, soit par Ricasoli ou Farini, que, s'il agit audelà de la frontière actuelle, il aura les vœux et l'approbation tacite du Piémont; qu'il aura son concours, si l'Autriche ou les puissances voulaient intervenir entre les Italiens et leurs maîtres.

« A ces conditions loyalement remplies, nous promettons sur l'honneur :

« i° Le secret absolu sur tout ceci, aujourd'hui et demain, tant qu'il plaira au gouvernement sarde ;

« 2° L'insurrection de la Sicile, sitôt que les nôtres auront passé la Catholica ; avant même, s'il le faut, pourvu qu'on nous avertisse ;

« 3° L'insurrection du royaume de Naples, dès que Garibaldi sera sur la frontière des Abruzzes ; et entre l'insurrection de Sicile et le mouvement des provinces, l'insurrection de Naples sera indubitable;

« 4° L'offre d'annexion au roi qu'il devra accepter purement et simplement; cette offre, toute opposition cessant de notre part, est également certaine.

« Le reste viendra de soi.

« Tout cela devra se faire vite. Le temps perdu tourne à l'avantage de l'ennemi. Les gouvernements du centre commencent à manquer d'argent. Le mécontentement, par suite de la désillusion éprouvée, s'accroît dans l'ombre ; il éclatera en anarchie.

« Les moyens de défense du royaume augmentent. L'inertie fatigue les peuples et les volontaires. Les mouvements se localisent. L'enthousiasme se perd. H faut agir ou périr. Nous ne provoquons pas les mécontentements des peuples; mais nous devons les utiliser pour combattre dans la première crise, maî-

très décrépits et gouvernements épuisés. Si nous n'agissons pas, nous tomberons inévitablement, je le dis avec douleur et certitude, dans la guerre civile et l'anarchie. Avec un instant de résolution, le Piémont peut faire que l'Italie soit. Le roi peut devenir l'homme du siècle.

« Si ces bases peuvent être acceptées, traitons, et sur-lechamp. Au cas contraire, toutes les négociations deviennent inutiles. Je suis irrévocablement déterminé à rester absolument indépendant dans ma conduite, si l'on juge ces propositions excessives.

« Mais que le gouvernement sarde ne se fasse pas illusion sur sa position. Il ne connaît ni les peuples, ni les partis, s'il ne comprend pas que deux mois encore de tergiversations peuvent changer la popularité apparente dont il jouit en antagonisme et en un souffle de réaction.

« G. Mazzinj. »

(Dans le jourual Roma e Venezia, el dans le Monde, 21 janvier 1860).

i^ppendice au Chapitre VU.

Lettre cVun des chefs Carbonari écrite le 20 octobre 1821.

« Dans la lutte maintenant engagée entre le despotisme sacerdotal ou monarchique et le principe de liberté, il y a des conséquences qu'il faut subir, des principes qu'avant tout il importe de faire triompher. Un échec était dans les événements prévus; nous ne devons pas nous en attrister plus que de mesure; mais si cet échec ne décourage personne, il devra, dans un temps donné, nous faciliter les moyens pour attaquer lefanatisme avec plus de fruit. Il ne s'agit que de toujours exalter les esprits, et de mettre à profit toutes les circonstances. L'intervention étrangère, dans les questions, pour ainsi dire, de police intérieure, est une arme effective et puissante, qu'il faut savoir manier avec dextérité. En France, on viendra à bout de la branche aînée, en lui reprochant incessamment d'être revenue dans les fourgons des Cosaques; en Italie, il faut rendre aussi impopulaire le nom de l'étranger, de sorte que, lorsque Rome sera sérieusement assiégée par la révolution, un secours étranger soit tout d'abord un affront, même pour les indigènes fidèles.

« Nous ne pouvons plus marcher à l'ennemi avec l'audace de nos pères de 1795. Nous sommes gênés par les lois et bien plus encore par les mœurs; mais, avec le temps, il nous sera permis peut-être d'atteindre le but qu'ils ont manqué. Nos pères mirent trop de précipitation à tout, et ils ont perdu la partie. Nous la

gagnerons si, en contenant les témérités, nous parvenons à fortifier les faiblesses.

« C'est d'insuccès en insuccès qu'on arrive à la victoire. Ayez donc l'œil toujours ouvert sur ce qui se passe à Rome. Dépopularisez la prêtraille par toute espèce de moyens ; faites au centre de la catholicité ce quenous tous, individuellementou en corps, nous faisons sur les ailes. Agitez, jetez sur la rue sans motifs ou avec motifs, peu importe, mais agitez. Dans ce mot sont renfermés tous les éléments de succès. La conspiration la mieux ourdie est celle qui se remue le plus et qui compi:omet le plus de monde. Ayez des martyrs, ayez des victimes, nous trouverons toujours des gens qui sauront donner à cela les couleurs nécessaires. »

(Crétineau-Joly. L'Eglise Romaine en face de la révolution. Vol. II, p. 53.)

Appendice au Chapitre VIII.

Lettre d'un des chefs de la Jeune Italie, écrite de Livourne, le 2 novembre 1844, sous le pseudonyme de Beppo.

a Nous marchons à grandes guides, et chaque jour nous incorporons de nouveaux, de fervents néophites dans le complot. Fervet opus; mais le plus difficile reste encore non-seulement à faire, mais même à ébaucher. Nous avons acquis, et sans de trop grandes peines, des moines de tous les ordres, des prêtres d'à peu près toutes les conditions, et certains monsignori intrigants ou ambitieux. Ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de meilleur ou de plus respectable; mais n'importe. Pour le but cherché, un Frate, aux yeux du peuple, est toujours un religieux, un prélat sera toujours un prélat (i). Nous avons complètement échoué sur les Jésuites. Depuis que nous conspirons, il a été impossible de mettre la main sur un Ignacieu (2), et il faudrait savoir pourquoi cette obstination si unanime. Je ne crois pas à la sincérité de leur foi et de leur dévouement à l'Eglise; pourquoi n'avonsnous donc jamais près d'un seul pu saisir le défaut de la cuirasse {5)? Nousn'avons pas de Jésuitesavec nous; mais nous pouvons toujours dire et faire dire qu'il y en a, et cela reviendra

(1) Cettehypocrite déclaration est conforme aux instructions données aux sectes d'Italie, comme on peut le voir dans le document publié par Crétineau-Joly. — Ouvr. cit. vol. II, p. 85-92.

(2) Parce que les Jésuites n'ont voulu faire partie d'aucune secte, les sectaires les appellent du nom de secte.

(3) En excluant ces vraies raisons, comment pouvait-il le comprendre ?

— on —

absolument auméme (i). Il n'en sera pas ainsi pour les cardinaux; ils ont tous échappé à nos filets. Les flatteries les mieux combinées n'ont servi à rien, de telle sorte qu'à l'heure présente nous nous trouvons aussi peu avancés qu'à la première. Pas un membre du Sacré Collège n'a donné dans le piège. Ceux qu'on a sondés, auscultés, ont tous, au premier mot sur les sociétés secrètes et sur leur puissance, fait des signes d'exorcisme, comme si le diable allait les emporter sur la montagne (2) ; et Grégoire XVI mourant (ce qui va arriver prochainement), nous nous trouverons comme en 1825, à la mort de Pie VIL

« Que faire dans cette occurrence? Renoncer à notre projet n'est plus possible, sous peine d'un ridicule ineffaçable. Attendre un quine à la loterie, sans avoir pris de numéros, me paraîtrait trop merveilleux; continuer l'application du système, sans pouvoir espérer une chance même incertaine, me produit l'effet de jouer à l'impossible. Nous voici qui touchons au terme de nos efforts. La révolution s'avance au galop, portant en croupe des émeutes sans fin, des ambitieux sans talent et des bouleversements sans valeur; et nous qui avions préparé toutes ces choses, nous qui avions cherché à donner à cette révolution un suprême dérivatif, nous nous sentons frappés d'impuissance au moment d'agir souverainement. Tout nous échappe, la corruption seule nous reste pour être exploitée par d'autres (3). Le Pape futur, quel qu'il soit, ne viendra jamais à nous; pourrons-nous aller à lui? Ne sera-t-il pas comme ses prédécesseurs et ses successeurs, et ne fera-t-il pas comme eux? Dans ce cas-là, demeurerons-nous sur la brèche et attendrons-nous un miracle? Le temps en est passé, et nous n'avons plus d'espoir que dans l'im-

(1) Les sectaires eurent la preuve du contraire et durent avoir recours à d'autres armes.

(2) Allusion à la tentation de Jésus-Christ transporté sur une haute montagne par l'esprit malin.

(3) Cette arme des sectes italiennes recommande la bonté de leurs institutions.

possible. Grégoire mort, nous nous verrons ajournés indéfiniment. La révolution, dont l'heure approche un peu partout, donnera peut-être un nouveau cours aux idées. Elle changera, elle modifiera, mais, à vrai dire, ce ne sera pas nous qu'elle élèvera. Nous nous sommes trop renfermés dans le demi-jour et dans l'ombre; n'ayant pas réussi, nous nous sentirons effacés et oubliés par ceux qui mettront à profit nos travaux et leurs résultats. Nous n'aboutissons pas, nous ne pouvons pas aboutir; il faut donc succoiTl)er et se résigner au plus cruel des spectndes, à celui de voir le triomphe du mal que l'on a fait, et de ne pas partager ce triomphe (i). »

Crétixeau-Joly. L'Eglise Romaine en face de la révolution. Vol. II, p. 162.

(1) N'est-ce pas le génie du mal qui parle par la bouche des chefs des sectes modernes d'insurrection ?

i%.ppeiiclice au Chapitre XXI.

I; Protestation du roi de Naples contre quelques actes de Garibaldi en Sicile.

Naples, 21 août 1860.

« Le général Garibaldi, après avoir envahi la Sicile, non content d'avoir usurpé la bannière royale de Sardaigne et revêtu tous ses actes du nom dM roi Victor-Emmanuel, a, par décret du 5 courant, mis en vigueur le Statut piémontais et obligé tous les fonctionnaires et les municipalités, nommées par la révolution, à prêter serment de fidélité au roi Victor-Emmanuel.

« Le gouvernement de Sa Majesté se croit' en devoir de porter à la connaissance de toutes les puissances, ces nouvelles usurpations et ces attentats, qui foulent aux pieds les prérogatives les plus évidentes de la souveraineté, les principes les plus inébranlables du droit des gens, et font dépendre les destinées de toute une nation du caprice arbitraire d'une force étrangère.

« Le gouvernement de Sa Majesté voulant, au prix des plus grands sacrifices, éviter l'effusion du sang, en suite de la promulgation de l'acte souverain du 25 juin, et dans le désir de mettre en harmonie sa politique avec cellede la Sardaigne, pour le maintien de la paix en Italie, a espéré la solution de la question sicilienne dans ses longues et persévérantes négociations.

« Cette dernière espérance étant déçue, le gouvernement de Sa Majesté, par l'organe du soussigné, ministre secrétaire d'Etat

aux affaires étrangères, se voit dans la nécessité de dénoncer

à ces attentats, qui se commettent sous la pression d'une

force étrangère en Sicile, de protester fermement contre tous les actes qui tendent à nier ou affaiblir les droits légitimes du Roi, son auguste maître, et déclare qu'il ne reconnaîtra aucune de leurs conséquences, étant fermement décidé à maintenir les amples institutions libérales promises spécialement à la Sicile, et à ne pas transiger quant au principe, fondé sur l'histoire et le droit public européen, qui réunit sous la royale maison de Hourbon les deux royaumes de Naples et de Sicile. « Le soussigné profite, etc.

« Signé de Martino. »

H. Déclaration du ministre de Martino communiquée à

sirElliot, le 27 août i8Q0.

« Après avoir épuisé toutes ses forces pour empêcher l'invasion du continent et délivrer ses peuples d'une guerre inqualifiable. Sa Majesté sicilienne croit devoir accomplir un dernier sacrifice pour l'humanité.

La ville de Naples, capitale du royaume, centre de l'administration publique et dépôt des forces militaires de la monarchie, devrait être le dernier rempart de sa défense. Mais cette métropole est en même temps le centre de la civilisation, du commerce et de l'industrie; une grande population vit dans son sein, et de nombreux citoyens de toutes les parties du globe y ont établi leur famille et placé leurs capitaux.

«Mu par ces raisons. Sa Majesté le roi, désirant délivrer la ville de Naples des calamités de la guerre, ordonnera à ses généraux de la manière la plus précise :

« i° Que, selon les besoins de la guerre, les troupes royales doivent déployer leur action hors de l'enceinte de la capitale;

« 2" Qu'il ne reste dans la ville d'autre garnison que celle qui est nécessaire en temps de paix, et que l'on confie à cette garnison ainsi qu'à la garde nationale le maintien de l'ordre public;

« 3" Que les forces royales s'abstiennent de faire feu d'aucune manière contre la ville, excepté en cas de défense contre les attaques des assaillants quels qu'ils soient.

« Sa ftlajesté veut que toute crainte de bombardement cesse pour les étrangers comme pour les habitants du pays.

«( Interprète des intentions très-clémentes de son auguste Souverain, le gouvernement de Sa Majesté fait toUt ce qui est posble pour délivrer Naples de la calamité de la guerre, comme il a fait autant qu'il l'a pu, jusqu'à présent, pour prévenir l'invasion du royaume.

« On ne pourra donc l'imputer à Sa Majesté, si l'ennemi n'imite pas cet exemple et s'il porte inutilement les hostilités dans cette importante et pacifique capitale.

« Croyant que de telles dispositions peuvent tranquilliser les sujets étrangers, le soussigné, etc. a l'honneur d'en informer son Excellence M. Elliot, etc., le priant de transmettre cette note à son gouvernement et d'aviser aux moyens par lesquels, dans l'intérêt même de la civilisation et de ses nationaux, grâces aux mesures compatibles'avec le droit public, la neutralisation de la ville de Naples, dans un rayon déterminé, puisse avoir son effet complet et devienne une réalité pour chaque parti. »

Table des Chapitres.

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