‹ Histoire de la Révolution de 1870-71Chapitre 22 sur 59 · A LA GARDE NATIONALE · texte numérisé non relu

A LA GARDE NATIONALE

Ceux auxquels votre patriotisme \ient d'imposer la mission redoutable de défendre le pays vous remercient du fond du cœur de votre courageux dévouement.

C'est à votre résolution qu'est due la victoire civique rendant la liberté à la France.

Grâce à vous, cette victoire n'a pas coûté une goutte de sang.

Le pouvoir personnel n'est plus.

La nation tout entière reprend ses droits et ses armes-: Elle se lève, prête à mourir pour la défense du sol. Vous lui avez rendu son âme que le despotisme étouffait.

Vous maintiendrez avec fermeté l'exécution des lois, et, rivalisant avec notre noble armée, vous nous montrerez ensemble le chemin de la victoire.

Le gouvernement de la Défense nationale :

EM5IANUEL ARAGO, CRÉMIEUX, JULES FAVRE, JULES FERRY, GAMBETTA, GARNIER - PAGES, GLAIS-BIZOIN, PELLETAN, PICARD, ROCHE- FORT, JULES SIMON, général trochu.

Finissons-en avec ces proclamations de la première heure, toutes pleines d'espoirs, de promesses, de joie trop tôt démenties. Une de celles qui firent le plus d'elfet sur le peuple de Paris fut la proclamation de M. de Kératry, nommé préfet de police. M. de Kératry, député du Finistère, ancien capitaine de la contre-guerilla mexicaine, célèbre surtout par sa polémique avec M. Roulier, à propos des bons Jecker, et par son projet de manifestation légale au 26 octobre 4869, était presque inconnu de la population populaire de Paris. En revanche, il avait la confiance de la bourgeoisie. Il crut de son devoir de bien faire connaître ses sentiments aux Parisiens, et afficha cette déclaration, contre - signée par un jeune avocat, ami de Bancel et ex-rédacteur de la Marseillaise, devenu secrétaire général de la préfecture :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

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