A L'ARMÉE
Quand un général a compromis son commandement, on le lui enlève.
Quand un gouvernement a mis en péril, par ses fautes, le salut de la patrie, on le destitue.
C'est ce que la France vient de faire.
En abolissant la dynastie qui est responsable de nos malheurs, elle a accompli d'abord, en face du monde, un grand acte de justice.
Elle a exécuté l'arrêt que toutes vos consciences avaient rendu.
Elle a fait en même temps un acte de salut.
Pour se sauver, la nation avait besoin de ne plus relever que d'elle-même, et de ne compter désormais que sur deux chcses : sa résolution qui est invincible, votre héroïsme qui n'a pas d'égal, et qui, au milieu des revers immérités, fait l'étonnement du monde.
Soldats, en acceptant le pouvoir dans la crise formidable que nous traversons , uqus n'avons pas fait œuvre de parti.
Nous ne sommes pas au pouvoir, maïs au combat.
Nous ne sommes pas le gouvernement d'un parti : nous sommes le gouvernement de la Défense nationale.
Nous n'avons qu'un but, qu'une volonté : le salut de la patrie, par l'armée et par la nation groupées autour du glorieux symbole qui fit reculer l'Europe il y a quatre-vingts ans.
Aujourd'hui comme alors, le nom de République veut dire :
Union intime de l'Armée et du Peuple pour la défense de la Patrie !
Général trochu, Emmanuel arago, jules
FAVRE, JULES FERRY, GAMBETTA, GARNIER- PAGÉS, GLAIS-BIZOIN, PELLETAN, E. PICARD, ROCHEFORT, JULES SIMON.