AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Citoyens, la royauté, sous quelque forme que ce soit, est abolie. Plus de légitimisme, plus de bonapartisme, pas de régence.
Le Gouvernement provisoire a pris toutes les mesures nécessaires pour rendre impossible le retour de l'ancienne dynastie et l'avènement d'une dynastie nouvelle.
La République est proclamée.
Le peuple est uni.
Tous les forts qui environnent la capitale sont à nous. La brave garnison do Vincennes est une garnison do frères.
Conservons avec respect ce vieux drapeau républicain dont les trois couleurs ont fait avec nos pères le tour du monde.
Montrons que ce symbole d'égalité, de liberté, de fraternité, est en môme temps le symbole de l'ordre, et de l'ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice en est la base et le peuple entier l'instrument.
Le peuple a déjà compris que l'approvisionnement de Paris exigeait une plus libre circulation dans les rues de Paris; et les mains qui ont élevé les barricades ont, dans plusieurs endroits, fait dans ces barricades une ouverture assez large pour le libro passage des voitures de transport.
Que cet excmplo soit suivi partout; que Paris reprenne son aspect accoutumé, le commerce son activité et sa confiance; que le peuple veille à la fois au maintien de ses droits, et qu'il continue d'assurer, comme il l'a fait jusqu'ici, la tranquillité et la sécurité publiques.
Dupont (de l'Eure), — Lamartine, — Garnier-Pages, — Arago, — Marie, — Ledrc-Rollix, — Crémiecx, — Louis Blanc, — Armand Marrast, — Flocon, — Albert (ouvrier).
26 février 1848.
(Page 165.)
Vu l'arrêté en date du 25 février 1848, créant à Paris une garde nationale mobile. Sur la proposition du général chargé, par le Gouvernement provisoire, du commandement et de l'organisation de celte garde nationale, Les dispositions principales ci-après sont et demeurent arrêtées :