‹ Histoire de la Révolution de février 1848Chapitre 31 sur 43 · ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL

L'état-major général, destiné à centraliser toutes les dispositions de service relatives aux 24 bataillons, sera composé de : 1 cher d'escadron d'état-major, cher; 4 officiers d'étal-major ou plus, s'il est nécessaire.

L'état-major devant occuper une position centrale, sera établi dans le palais cidevant royal, redevenu propriété de l'État. Le reste du bâtiment sera occupé par une fraction de la garde nationale mobile.

Le général chargé de l'organisation est autorisé à prendre deux aides de camp. • Le Gouvernement provisoire de la République, reconnaissant des services qu'auront rendus à la patrie les officiers, sous-officiers et caporaux détachés momenlané- > ment des régiments de ligne, pour l'instruction et l'organisation des bataillons de la garde nationale mobile, s'engage à en faire un titre puissant pour l'avancement de ces officiers et sous-officiers dans leurs régiments respectifs.

(Page 916.)

On lisait dans U Moniteur du 27 février 1818 : « Les banquiers de Paris viennent de donner spontanément une preuve de patriotisme qui les honore. Ils ont ouvert, en favour des blessés de février, uno souscription qui, en moins d'une heure, a été couverte d'un grand nombre de signatures et a produit 211,500 fr. Cette somme, mise par M. Gouin, au nom des banquiers de Paris, à. la disposition du Gouvernement

provisoire delà République, est non-seulement un acte d'humanité, mais encore un acte d'éclatante adhésion à l'ordre nouveau. A. Gouin et C% 15,000 fr. — Périer frères, 12,000 fr. — Raudon et C, 15,000 fr.

— Mallet frères, 12,000 fr. — Delessert et C*. 12,000 fr. — Fould et Fould Oppeinheim, 12,000 fr. — Ganneron et C*, 15,000 fr. — Béchet. Dethomas et C*, 15,000 fr.

— A. d'Eichthal, 12,000 fr. — Paccard, Dufour et O, 4,000 fr. — Lecointe, Dessarts et O, 4,000 fr. — Delahante et C% 4,000 fr. — A. Dassier, 4,000 fr. — A. Scillière, 4,000 fr. — Clavelle, Doisy et Pinart, l.OOOfr. — A. Marcuart et C, 4,000 fr. — Chauviteau et C\ 1,500 fr. — V. Durand et C», 4,000 fr. — Schneider et C*, 1,500 fr. — PHletrWiU ot 0, 12,000 fr. — Blaque, Certain, Drouillard et C«, 1,500 fr. — Jacques Lefèvre, 4,000 fr. — Gabriel Odier, 5,000 fr. — Thurneyssen et C», 6,000 fr. — Ferrcre-Larfltte; 10,000 fr.— Blanc Mathieu et C«, 6,000 fr. — A. de Waru et C% 3,000 fr. Hollioguer et C«, 12,000 fr. — Total : 211,500 fr.

Venaient ensuite : la Banque do France, 100,000 fr. — M. Rothschild, 50,000 fr. MM. Laftiltc, filount et Ce, 1,000 fr. — La Compagnie du chemin de fer de Rouen, 1,000 fr. — Idem du Havre, 1,000 fr. — Idem de Boulogne, 1,000 fr. — Le Conseil de l'ordre des avocats à la Cour de cassation, 3,000 fr. — La Chambre des avoués, 6,000 fr.— La légion de cavalerio de la garde nationale, 1,500 fr.— Léopold Konigswarter, banquier, 1,000 fr.— De Warn et C% 3,000 fr.— Le Jockey-Club, 5,000 fr.— Scribe, de l'Académie, 500 fr. — Messageries nationales, 1,000 fr. — Léopold Javal, banquier, 1,000 fr., etc., etc.

Page 101.

DECRET SUR L'IMPOT EXTRAORDINAIRE DE Û5 CENTIMES. Le Gouvernement provisoire,

Considérant que l'intérêt de la République exige que de puissants secours soient immédiatement donnés au travail, à l'industrie, au commerce ;

Considérant qu'il n'est pas moins nécessaire ni moins urgent de réorganiser les forces militaires de la République,

Décrète:

Il sera perçu temporairement, et pour l'année 1848 seulement, quarante-cinq centimes du total des rôles des quatre contributions directes de ladite année.

Les centimes portant sur la contribution foncière seront à la charge du propriétaire seul, nonobstant toute stipulation contraire dans les beaux et conventions.

Le montant des centimes temporaires sera immédiatement exigible sans qu'il soit besoin de nouveaux avertissements ^ux contribuables.

Les frais de perception de ces mêmes centimes sont fixés, pour les percepteurs, au quart du taux déterminé pour les contributions ordinaires; il ne sera alloué aucun frais aux receveurs généraux et particuliers.

Fait en conseil de gouvernement, le 16 mars 1848.

Tage 397.

Journaux fondés à Paris pendant la période révolutionnaire de février : La République,— f Harmonie universelle, — la Voix du Peuple, — U Moniteur républicain, — le Salut public, — fa Réptiblique française, — le Peuple continuant, — l'Ami du Peuple,

— le Représentant du Peuple, — l'Assemblée nationale, — le Girondin, — le Drapeau républicain, — le Réformateur des abus, — la Liberté, — le Mois, — Notre histoire, — ÏÉpilngueur, — Journal de la Garde nationale et de F Armée, — les Droits de rhomme,

— la Vérité, — la Commune de Paris, — la Tribune de 1848, — la Voix des Clubs, — k Garde national, — le Père Ducliêne, — V Étendard dis droits du Peuple, — la Liberté

religieuse, — YOrdre, — le Réveil du Peuple, — la Sentinelle du Peuple, — la Voix des Femmes, — le Nouveau Cordelier, — la Propagande révolutionnaire, — le Bon Conseil,

— le Conseil républicain. — le Peuple souverain, — la Fraie République, — le Bon Sens du Peuple, — l' Alliance des Peuples, — V Avant-Garde. — l'Esprit du Peuple, — la Souveraineté du Peuple, — le Monde républicain,— F Organisation du Travail, — la Minerve,

— V Éventail républicain, — le Petit Homme rouge, —V Accusateur révolutionnaire,- Y Echo du Soir, — le Messager, — le Banquet social, — la Sentinelle des Clubs, — le Bonheur public et général, — la Cause du Peuple, — le Canard, — le Messager de la République, — l'Ère nouvelle, — la Propriété, — l'Amour de la Patrie, — Journal des Faubourgs, — le Conservateur de la République, — la Tribune nationale, — le Père André,

— le Volcan, — l'Égalité, — l'Indépendance, — la France, — l'Unité nationale, — le Travail, — le Vieux Cordelier, — le Spartacvs, — la Redingote grise, — Napoléon républicain, — le Bonapartiste, — le Petit Caporal, — la Tribune, — le Drapeau de la république, — Y Argus, — la Concorde, — la République rouge, — le Christ républicain,

— la Fraternité, — Journal des Jacobins, — le Pilori, — la Providence, — V Association nationale, — le Bohémien de Paris, — la Constitution, — l'Écho du Peuple, — le But social, — la Montagne du Peuple fraternel et organisateur, — Journal des Sans-Culottes,

— r Organisateur du Travail, — la Séance, — le Père du Peuple, — la Mire Michel,

— le Gamin de Paris, — la Bouche de Fer, — le Tribunal révolutionnaire, — les Boulets rouges, — V Aigle républicain, — le Démocrate chrétien, — le Paratonnerre, — le Bon Dieu, — Y Electeur, — la Cause du Peuple, — le Scorpion politique, — la Démocratie égalitaire, — la Voix de la République, — l'Ami de la Religion, — le Semeut, — la France libre, — la République des Arts, — Figaro, — la Pays, — le Cri public, — le Voyant de 1848, — le Radical, — le Diable, — Y Enfer et le Paradis du Peuple, — là Sibylle, — l'Incendie, — la Guillotine, — le Sanguinaire, — Y Europe républicaine, — Journal de la Canaille, — l'Amour de la République, — la Foudre, — le Spectateur républicain, — le Journal, — la Jeune République démocratique et sociale, — la Presse prophétique, — l'Evénement, — la République des Femmes, — Charité et Justice, — le Bonhomme Richard, — le Scrutin, — le Nouveau Figaro, — V Arche d'alliance, — le Diable rose, — la Propagande républicaine, — l'ApÙlre du Peuple, — le Garde mobile, <— le Canon d'alarme, — Y Espérance, — Y Opinion, — la Colère d'un Vieux Républicain, — l' Accusateur public, — Y Impartial, — Y Étoile de la France, — la Tarentule, — le Bail- Ion, — le Crédit, — le Salut social, — le Peuple français, — le Peuple, — la Presse du Peuple, — le Travailleur, — le Franc Républicain, — Diogène sans-culotte, — la Politique des Femmes, — la Carmagnole, — l'Epoque,— le Vrai Père Duchène, — le Lampion, — Journal pour Rire, — le Voltigeur.

Trois ou qualro des journaux dont les titres précèdent, tels que l'Époque, le Semeur, etc., avaient paru et disparu antérieurement à la révolution de février; ils renaquirent avec elle.

Page 1