‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe II (volume 3)Chapitre 34 sur 177 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

avec le connétable de Mantmorency, le maréchal de Saint-André, Morvillers, évéque d'Orléans, et l'Aubespine, secrétaire d'État, pour se rendre à l'abbaye de Cercarap, dans le comté de Saint- Pol, à l'efiFet d'y négocier la paix avec les plénipotentiaires du roi d'Espagne. Ceux-ci étaient le duc d'Albe, revenu d'Italie, le prince d'Orange, Ruy Gomez, comte de Melito, Granvelle, évéque d'Arras, et le président Viglius. La reine d'Angleterre et Je duc de Savoie eurent également des représentants à ce congrès, au- . quel la duchesse douairière de Lorraine et son fils devaient assister en qualité de médiateurs. Dès la première conférence, qui eut lieu le 15 octobre, on tomba d'accord sur la nécessité de suspendre les hostilités, de licencier une partie des armées et d'éloigner les deux camps l'un de l'autre. La suspension d'armes, proclamée le 17, fut ensuite prorogée et renouvelée différentes fois jusqu'à la fin des négociations. Selon les arrangements également arrêtés de commun accord, l'armée espagnole s'établit en Artois, et celle de France prit ses quartiers d'hiver dans les places de Picardie et de Champagne

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