Tome 11. i
Le 6 janvier 1579, les états d'Artois s'allient avec ceux du Hainaut et avec Douai, pour maintenir la sainte foi catholique. Cette première sécession prend le nom de Confédération d'Arras. Les séparatistes annoncent l'intention de s'accorder avec le prince de Parme qui, depuis la mort de don Juan (1" octobre 1578), avait pris le commandement de l'armée royale.
Mais de même que les violences des ultracalvinistes de Gand avaient amené la ligue wallonne, de même la Confédération d'Arras provoqua \ Union dUlrecht. Le 23 janvier 1579, elle fut conclue entre la Hollande, la Zélande, la pro\ ince d'Utrecht, la Gueldre et les Ommelanden, dans le dessein de combattre les Espagnols et de maintenir la liberté religieuse.
Les états généraux s'interposèrent comme arbitres entre les Wallons et les confédérés d'Utrecht. Ils requirent les premiers de ne point sortir de l'Union générale. Les Wallons répondirent, le 23 février, que les états généraux devaient s'adresser non pas à eux, puisqu'ils étaient toujours demeurés en l'Union, telle qu'elle avait été délimitée à Gand, mais bien à ceux qui avaient transgressé la Pacification de 1576. Les états généraux reconnurent, le 3 mars, que la paix de religion du 22 juillet 1 578 excédait les termes de la Pacification, u Mais nous ne voyons pas, ajoutaientils, pourquoi l'on voudrait, pour le différend de la religion, rompre l'Union. Mieux vaut satisfaire provisoirement les deux parties par une transaction, que de recommencer à détruire des armées et à ruiner des forteresses dont nous avons besoin contre nos ennemis communs. '•
Ces exhortations demeurèrent impuissantes. Le peuple, dans les provinces wallonnes, tenait sincèrement, ardemment à la
religion catholique. Quant aux chefs des Malcontents, c'est-à-dire des adversaires de la faction ultracalviniste de Gand, ils s'empressèrent, pour la plupart, de mettre leur soumission à un très-haut prix. Spontanée dans les classes populaires, la séparation fut entachée, dans les régions aristocratiques, d'une odieuse vénalité. Le 19 mai, on vit dans le camp du prince de Parme, qui assiégeait Maestricht, les députés des pro^ inces wallonnes ; ils apportaient un traité qui replaçait sous l'autorité de Philippe II, moyennant certaines conditions, l'Artois, le Hainaut et la Flandre wallonne. La Pacification de Gand et l'Édit perpétuel étaient confirmés; mais tout autre culte que la religion catholique était proscrit dans les provinces réconciliées.
Dès lors lès adversaires de l'Espagne, forcés de délaisser la Pacification de Gand, s'efforcèrent de fortifier et d'étendre l'Union restreinte, formée à Utrecht. Celle-ci attira successivement la Frise, l'Over-Yssel et Groningue, et, dans les provinces du Midi, elle reçut les adhésions de Gand, de Venloo, d'Ypres, d'Anvers, de Bruges et du Franc de Bruges.
Malgré les efforts les plus intelligents et les plus magnanimes, le Taciturne n'avait donc pu établir sur des bases durables la confédération générale des Pays-Bas. Il avait été vaincu par le fanatisme religieux et par le provincialisme. Catholiques et réformés, après s'être donné la main, tirèrent de nouveau l'épée les uns contre les autres ; Brabant, Flandre, Artois, Hainaut ne surent pas sacrifier leurs intérêts propres et leurs mesquines rivalités à la grande et noble cause de tous. Le Taciturne fut vaincu aussi par le génie à la fois entreprenant, souple et habile d'Alexandre Farnèse, diplomate consommé et capitaine sans rival alors.
496 co>CLUSio>.
La dernière tentative du Taciturne pour empêcher tous les Pays-Bas méridionaux de retomber sous le joug espagnol, loin de contrarier Farnèse, devait encore favoriser sa marche victorieuse. Guillaume de Nassau avait fait décréter la déchéance de Philippe II et attribuer au duc d'Anjou, frère de Henri lïl, la souveraineté du Brabant et de la Flandre. De là de nouveaux et très-vifs mécontentements dans les provinces du Midi. Des patriotes qui avaient servi avec ardeur la révolution, n'hésitaient point à dire qu'ils ne se souciaient guère d'échanger la tyrannie espagnole contre la tyrannie française. l\s se tournèrent contre le duc d'Anjou et l'expulsèrent lorsque ce prince méprisable eut violé ses serments.
Ainsi, en mettant habilement à profit les erreurs, les fautes, parfois l'aberration de ses adversaires, Alexandre Farnèse parvint enfin à rétablir l'autorité du roi catholique dans les Pays-Bas méridionaux. Mais il n'alla pas plus loin. Non-seulement l'Espagne perdit la Hollande et la Zélande, qui avaient si miraculeusement résisté à Philippe II, depuis 1572 jusqu'en 1576, mais encore cinq autres provinces du Nord. Ces sept provinces, définitivement affranchies du joug espagnol, continuèrent à former l'Union d'Utrecht, qui fut le berceau de la république des Provinces-Unies.
Là avait été entendue la parole solennelle de Guillaume de Nassau. ^ Maintenez votre union, avait-il dit aux confédérés d'Utrecht, gardez votre union ; mais faites, faites que ce ne soit pas de paroles, ni par écrit, mais qu'en effet vous exécutiez ce que porte votre trousseau de flèches liées d'un seul lien, que \ous portez en votre sceau. »
Quels furent, en définitive, les résultats de la séparation des provinces du Nord et de celles du Midi?
Pour les dix provinces du Midi, deux siècles encore de domination étrangère, des vicissitudes inouïes, des démembrements successifs, une lamentable décadence.
Pour les autres, l'indépendance de l'État, solennellement consacrée dans le traité de Munster, de 1648, une puissance éclatante, un rang honoré en Europe.
Heureux les Belges, si leurs chefs, au lieu de conspirer contre leur propre liberté , avaient énergiquement soutenu l'Union contractée en 1 576 ! Plus heureux encore les Pays-Bas si, au lieu de se disjoindre, ils avaient toujours, ligués ou alliés, combattu ensemble pour le maintien de leur indépendance! Mais, hélas! deux partis extrêmes, les ultracatholiques et les ultraréformés, eurent le tort irréparable d'oublier la noble et féconde devise des premiers fédérés : Vis imita fortior.
Altoemps (comte Jacques-Annibal d'). Il était fils deWolf-Thierry, comte d'Altœmps et de Claire de Medichino, sœur du pape Pie IV.
AssoNLEviLLE (Christophe d'), baron de Bouchout, S'' de Hauteville, né à Arras, ancien conseiller au conseil privé, conseiller d'État, du 7 avril 1574, trésorier de l'ordre de la Toison d'or, le 22 avril 1581 , mourut à Bruxelles, le 10 avril 1607. — Sa devise était : Suivez Dieu.
Berlaymont (Charles comte de) chevalier de la Toison d'or, conseiller d'État, gouverneur du comté de Namur, etc. — Il mourut à Namur, en 1578.
Berlaymont (Gilles de), baron de Hierges. — Il abandonna le parti des états pour s'attacher à don Juan d'Autriche; il suivit ensuite les drapeaux du prince de Parme et fut, en 1579, tué d'un coup de mousquet au siège de Maestricht.
Boussu (Maximilien de Hennin, comte de) fut, après la Pacification de Gand, fidèle au parti fédéral. Il fut nommé général de l'armée des états, gouverneur de la Gueldre et de Zutphen, conseiller d'État, etc. 11 mourut à Anvers, le 21 décembre 1 578, des suites d'une fièvre chaude.
Boussu (Jacques de), S'' de Haussy, frère du précédent. — En 1 578, il fut nommé grand bailli de la ville et du comté d'Alost, et, en 1617, grand bailli de Gand.
C,\PRES (Oudart de Bournonville, comte de Hennin-Liétart, S"^ de Câpres, etc.). — Après être sorti de sa prison, il reçut des états généraux le commandement d'un régiment de cavalerie. Il fut ensuite un des chefs des Malcontents, fit sa soumission au roi d'Espagne, fut nommé conseiller d'État, chef des finances, gouverneur d'Arras, gouverneur général du pays et comté d'Artois. Il mourut à Bruxelles, le 28 décembre 1585, âgé de cinquante ans environ.
Champagney (Frédéric Perrenot, S"" de), né à Barcelone, le 3 avril 1536. — Échappé au massacre d'Anvers, il fut nommé, par les états généraux, colonel du régiment des gens de pied, qui avait eu pour chef Gaspard de Bobles. Le 31 janvier 1578, il assista à la bataille de Gembloux. Après avoir été l'adversaire de don Juan, il devint l'adversaire du Taciturne. Le 18 août 1578, il fut arrêté par le peuple de Bruxelles et livré aux Gantois, qui le retinrent prisonnier pendant plus de six ans. Enfin, le 7 septembre 1 584, il fut échangé contre Gilles de Borluut, qui avait été pris par les Malcontents. En 1585, le prince de Parme le rappela au gouvernement d'Anvers, dont les attributions avaient été bien réduites. Aussi Champagney reprit-il sa place de chef au conseil des finances. Il se brouilla avec le prince de Parme, comme il s'était brouillé avec don Juan et le Taciturne. Le prince finit.
le 14 octobre 1592, par lui interdire le séjour de Bruxelles et par lui intimer l'ordre de sortir des Pays-Bas et de se retirer en Bourgogne. Champagney se fixa à Dôle, où il mourut en 1600.
Croy (Philippe de), duc d'Arschot, prince de Chimay, comte de Beaumont, etc. — Il hésita d'abord entre don Juan et le parti fédéral. Mais après que don Juan se fut rendu maître du château de Namur, le duc d'Arschot, qui l'avait suivi, l'abandonna et revint à Bruxelles. Nommé, le 20 septembre 1577, gouverneur de la Flandre, par les états généraux, il fut, le 28 octobre, arrêté par Ryhove, qui était d'accord avec le prince d'Orange. Le 10 novembre, il fut relâché, à la condition de résigner la charge de gouverneur de la Flandre. Nommé, en 1579, un des plénipotentiaires des états généraux, aux conférences de Cologne, il remit un acte de soumission au duc de Terranova, ambassadeur de Philippe II, et, après la rupture du congrès, alla s'établira Aix-la-Chapelle. En 1580, il rejoignit le prince de Parme, à Mons,etfut réinstallé dans ses anciennes fonctions de conseiller d'État. Pendant un voyage qu'il faisait en Italie, il mourut à Venise, le 11 décembre 1595.
Croy (Charles-Philippe de), marquis d'Havre, frère puîné du duc d'Arschot. Il était né le l*"'" septembre 1549. — Nommé par les états général de la cavalerie, il se démit de cette charge le 11 juin 1577. On le vit ensuite suivre don Juan à Namur, puis l'abandonner. Les états le nommèrent chef des finances, puis encore , l'année suivante , colonel d'un régiment de reitres. En 1580, il se soumit à Philippe II qui, n'ayant plus de confiance en lui, le tint longtemps éloigné des affaires. Cette défaveur se prolongea jusqu'en 1 587, Il mourut au mois de novembre 1613.
DoRP (Arnould van), chevalier, S'' de Thamise, Maasdam, etc. —
204 NOTES DIOGRAPHIQUES.
Après les négociations de Gand, il rendit encore d'autres services aux Provinces-Unies. En 1584 notamment, après l'assassinat du Taciturne, il fît partie de l'ambassade envoyée près de Henri III pour solliciter le protectorat français. Il mourut le 2 août 1600.
Egmont (Philippe, comte d'), prince de Gavre. — En 1579, après avoir vainement tenté de livrer Bruxelles à l'ennemi, il fit sa soumission à Philippe II, qui le combla de faveurs. Il fut nommé chevalier de la Toison d'or et chef général des bandes d'ordonnance. Envoyé avec cette troupe d'élite, en France, au secours de la Ligue, il fut tué à la bataille d'Ivry, le 14 mars 1590.
Gavre (Charles de), comte de Beaurieu, S' de Fresin, etc. — Il fut nommé, le 20 décembre 1576, chef et commissaire général des vivres à l'armée des états. Il était, en outre, colonel d'un régiment de gens de pied, châtelain et gouverneur d'Ath. Quoiqu'il eût encore obtenu la dignité de conseiller d'État, il laissa suspecter sa fidélité. Les états le firent arrêter et transporter au château de Breda, où il resta jusqu'en 1581. Il trouva alors moyen de livrer la ville au prince de Parme. Il mourut en 1611.
GoiGNiES (Antoine de), S' deVendegies-au-Bois, etc., gouverneur et prévôt de la ville du Quesnoy , maréchal de camp de l'armée des états. — Il fut fait prisonnier à la bataille de Gembloux. Il sui\ it ensuite l'exemple du plus grand nombre des gentilshommes belges en se réconciliant avec le roi d'Espague.
Hembyze (.Jean de), premier échevin de Gand et chef du parti démocratique calviniste. — La domination qu'il exerça fut marquée des plus grandes vicissitudes pour la ville dont il était en quelque sorte le dictateur, et pour lui-même. Il fut enfin
dépouillé de cette dictature et obligé de s'éloigner. Le 1 9 octobre 1583, il revint à Gand, après avoir séjourné pendant quatre ans à Franckenthal, en Allemagne. Convaincu d'avoir tenté de livrer Gand aux Espagnols, il fut, le 4 août 1584, décapité comme traître, et, en outre, pour avoir, étant premier échevin, fait assassiner le bailli et le greffier d'Axel.
HÈZE (Guillaume de Hornes, S»" de). — Il abandonne, en 1578, le parti fédéral, devient un des chefs des Malcontents, et, en 1 579, fait sa soumission au prince de Parme, lieutenant de Philippe II. Ayant ensuite conspiré en faveur du duc d'Alençon, il fut arrêté au château de Bié, le 11 juin 1580, conduit au château du Quesnoy , jugé par une commission composée de conseillers appartenant aux conseils de Flandre, d'Artois, de Hainaut et de la gouvernance de Lille; condamné à mort et décapité, le 8 novembre, devant le château du Quesnoy.
HoppF.RUs (Joachim), garde des sceaux des Pays-Bas, né à Sneeck (Frise), en 1523, mourut à Madrid, le 15 décembre 1576.
La Garde (le colonel de) fut tué, en 1 583, au siège d'un château près de Lierre.
Lalaing (Philippe, comte de), baron d'Escornaix et de \Vavrin, etc., né à Valenciennes, nommé, le 20 mars 1574, grand bailli du Hainaut; en 1576, lieutenant général de l'armée des états. — On le soupçonna, après la bataille de Gembloux, de vouloir livrer Mons au duc d'Anjou. Après le soulèvement des calvinistes de Gand, en 1 577, il quitta le parti fédéral et fut un des promoteurs de la réconciliation des provinces wallonnes avec l'Espagne. Il mourut, le 24 mai 1582, à Valenciennes, des suites d'un coup de pied de cheval.
La Marck (Guillaume, comte de), S-" de Lumey ou Lummen, de Seraing, etc. — Après avoir quitté la Hollande, il s'était retiré
h Liège. Le 30 août 1577, les états généraux l'invitèrent à se rendre à Bruxelles, et lui offrirent le commandement de trois cents cavaliers. Il déclina cette offre. Il était d'ailleurs suspect aux patriotes, depuis qu il avait quitté le service du prince d'Orange, en encourant sa disgrâce; on craignait, en outre, qu'il ne se fût laissé secrètement gagner par don Juan d'Autriche. Il retourna à Liège, oii il mourut le 1" mai 1578.
Leoninus (Elbertus), né à Bommel, en 1519 ou 1520. — 11 prit parti pour les états généraux, et ceux-ci l'admirent, en 1578, dans le conseil d'ïltat. En 1581, il fut nommé chancelier de Gueldre. En 1585, il fut placé à la tète de l'ambassade que les Provinces-Unies envoyaient en France. Pendant les années suivantes, il est encore chargé de missions importantes à Utrecht, à Groningue, etc. Il mourut à Arnhem, le 6 décembre 1598.
Mansfeldt (Pierre-Ernest, comte de), gouverneur du Luxembourg, conseiller d'État, etc., vécut jusqu'au 22 mai 1604.
Metsius (Laurent), évéque de Bois-le-Duc. — En 1577, il se réfugia à Namur, oîi il mourut le 18 septembre 1 580.
MoNDRAGON (le coloncl Christophe de). Il mourut au château d'Anvers, le 4 janvier 1596, âgé de quatre-vingt-neuf ans.
Rassenghien (Maximilien-Yilain, comte d'Isenghien ou Iseghem, baron de), etc., né à Gand, en 1530, d'abord souverain bailli des villes d'Alost etde Grammont, puis, en 1 564, gouverneur de Lille, Douai et Orchies. En 1576, il fut nommé conseiller d'État et chef des finances. En 1577, il fut, comme un des chefs des Malcontent?, arrêté à Gand par les démocrates calvinistes. Ayant réussi à s'évader, il se réconcilia avec le roi d'Espagne, Il mourut à Tournay, le 5 juin 1 583.
RoBLES (Gaspard de), S"^ de Billy, né en Portugal, frère de lait de
iNOTES BIOCRAPIIIQIES. 207
Philippe II. — Sorti de captivité, il combattit vaillamment clans l'armée commandée par le prince de Parme. Il fut blessé devant Tournay, en 1 581 , et tué devant Anvers, en 1 585.
Roda (Hieronimo de). Il quitta définitivement les Pays-Bas lorsque les troupes espagnoles en partirent, conformément au traité de Marche en Famène.
RoEULX (Jean de Groy, comte du), gouverneur de la Flandre. 11 prit parti pour don Juan d'Autriche. Il mourut dans l'été de 1581.
Ryhove (François de la Kethulle, S'' de), grand bailli et gouverneur de Termonde, puis grand bailli de Gand, après la mort de Ferdinand de la Barre, S'' de Mouscron. — Ge fut lui qui, le 28 octobre 1577, de concert avec Hembyze, arrêta le duc d'Arschot, nommé gouverneur de la Flandre, Rassenghien, Sweveghem, etc. A la suite de ce coup de main, il partagea avec Hembyze une sorte de dictature dans la commune gantoise et se signala par de détestables violences. Puis il se brouilla avec Hembyze et travailla à sa perte, comme naguère il avait travaillé à son élévation. Il eut également une fin malheureuse. Il mourut en exil, privé de sa raison.
ScHETZ (Gaspard), S"" de Grobbendoncq, baron de Wesemaele, trésorier général des finances, mourut le 7 novembre 1584. Sa devise était : Tempora fata dabunt.
SoNOY (Thierri de). — Après la mort de Guillaume I", il fut un des grands partisans de Leycester. Le départ de celui-ci l'obligea, en 1588, à quitter ses fonctions. Il se rendit d'abord en Angleterre, puis en Frise, et enfin dans le pays de Groningue, où il mourut.
Van den Tympel (Olivier). — Il était fils de Jean, chevalier, S'' de Corbeek-sur-Dyle, et de Jeanne Mois. Élu membre du conseil
communal de Louvain en 1 568, il abandonna, croit-on, la ville, l'année suivante, pour se rendre près du prince d'Orange. De 1579 à 1585, il fut gouverneur de Bruxelles. Après la capitulation de cette ville, il se retira dans les Provinces-Unies et y devint président du conseil de guerre. Il fut, le 23 septembre 1603, tué devant Bois-le-Duc, par un boulet de canon qui lui fracassa les deux jambes.
Vanderlinden (Jean), abbé de Sainte-Gertrude, à Louvain, depuis le 9 août 1569. — Il fut d'abord l'un des plus fermes soutiens de la cause fédérale. Pour le récompenser, l'assemblée nationale l'admit dans le conseil d'État. Mais lorsqu'il eut été nommé l'un des plénipotentiaires des états au congrès de Cologne, de 1579, il prêta l'oreille aux insinuations et aux propositions du duc de Terranova. Non-seulement il se réconcilia avec Philippe II, mais il se déclara l'implacable adversaire du Taciturne. Le duc de Terranova signa un acte par lequel il s'engageait à lui payer 20,000 écus pour l'aider à faire assassiner le prince d'Orange.
ViGLius Il mourut à Bruxelles, le 8 mai 1577.
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