‹ Histoire de la révolution des Pays Bas sous Philippe IIChapitre 156 sur 159 · LIVRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈME

Conduite ambiguë du prince d'Orange. — Il justifie Bréderode et Culembourg. — Transactions avec les religionnaires hollandais. — La régente veut interdire les prêches dans la ville d'Amsterdam ; objections du prince d'Orange; il n'ose pourtant autoriser l'exercice libre delà nouvelle religion. — La cathédrale d'Anvers de nouveau envahie; le comte de Hooghstraeten sévit énergiquement contre les pillards. — Les représentants des calvinistes et des luthériens offrent une somme de trois raillions de florins pour obtenir la liberté de conscience; silence dédaigneux du roi. — Avis du prince d'Orange sur l'état des Pays-Bas adressé aux assemblées provinciales ; il recommande la tolérance comme le seul remède qui puisse mettre un terme aux troubles. — Changement dans les dispositions et la politique de Marguerite de Parme; elle se propose d'employer la force contre le parti révolutionnaire. — La désunion des principaux seigneurs et l'abattement d un certain nombre de confédérés favorisent les projets de la régente. — Propositions du comte d'Egmont au conseil d'État en faveur de la liberté de conscience et de la convocation des états généraux ; la gouvernante refuse de les transmettre au roi. — Philippe II vivement blessé par cette conduite du comte d'Egmont. — Les ministres et dogmatisants étrangers expulsés du pays; interdiction des prêches et des exercices de la nouvelle religion. — La ville de "Valenciennes, ayant refusé de recevoir garnison, est déclarée rebelle au roi. — Défaites essuyées à ■Waterlos et à Lannoy par les gueux qui marchaient au secours des 'Valeuciennois. — Le S'- de Noircarmes entre dans le château de Tournai et désarme le peuple de cette ville. — Les confédérés essayent d'intéresser les seigneurs du conseil d'État en faveur de Valenciennes. — Entrevue de Villers et de Wingle, au château de

Gaesbeék, avec les comtes d'Egmont et de Mansfeld; ceux-ci ne leur donnent aucun encouragement. — Egmont recommande et favorise l'attaque de Valenciennes. — Déplaisir que causent au prince d'Orange les mesures répressives ordonnées par la régente. — Elle enjoint au prince de n'admettre dans les administrations communales que de bous catholiques. — Serment exigé des hommes d'armes des bandes d'ordonnances et de tous les vassaux pour qu'ils s'engagent à servir le roi envers et contre tous. — Le même serment est demandé aux chevaliers de la Toison d'or, aux conseillers d'État, etc. — Le comte d'Egmont hésite à signer la formule de ce serment. — Plaintes adressées au prince d'Orange sur ses relations avec Bréderode et l'appui prêté aux hérétiques par Louis de Nassau ; réponse acerbe de Guillaume. — Rapports de Guillaume de Nassau avec les princes protestants d'Allemagne. — Ceux-ci subordonnent leur intercession en faveur des Pays-Bas à la condition que les calvinistes se rallieront à la confession d'Augsbourg. — Vaines tentatives de Guillaume et de Louis de Nassau pour atteindre ce but. — Bréderode refuse d'interrompre les fortifications de Yianen et de prêter le serment requis des capitaines des bandes d'ordonnances. — Détermination prise à Amsterdam de présenter une troisième requête à la régente. — Réunion plus importante au château de Breda; résolutions qui y sont prises. — Les seigneurs ligués essayent vainement de ramener à eux le comte d'Egmont. — Arrivée de Bréderode à Anvers. — Il demande un sauf-conduit à la régente pour lui présenter une nouvelle requête au nom des confédérés. — Marguerite lui défend de passer outre; réponse dédaigneuse à la supplique qui lui est envoyée par Bréderode. — Retour du prince d'Orange à Anvers. — Négociations infructueuses pour amener la cessation des prêches et des autres exercices de la nouvelle religion. — Soumission de rOver-Yssel et d'une partie de la Frise. — Le comte d'Egmont signe l'engagement de servir le roi envers et contre tous.

— Le prince d'Orange refuse de se rendre à Matines ou à Bruxelles pour s'aboucher avec les autres seigneurs et conférer avec la régente. — Armements des confédérés et leurs projets. — Antoine de Bomberghen, agent de Bréderode, se rend maître de Bois-le-Duc.

— Le comte de Meghem pénètre dans Ulrecht. — Bréderode se rend à Amsterdam. — Enrôlements à Anvers. — Expédition dirigée

contre l'île de Walcheren par Jean de Marnix. — Il revient a Austruweel. — Philippe de Lannoy, S"- de Beauvoir, envoyé contre lui. — Combat d' Austruweel ; défaite des gueux et mort de Jean de Marnix. — Furieuse insurrection des calvinistes à Anvers; dangers que court le prince d'Orange; tous les autres partis se coalisent contre les calvinistes pour empêcher le pillage et la ruine de la ville.

— La régente blâme l'accord conclu avec les calvinistes. — Siège et prise de Valenciennes. — Proj^rès de la réforme dans les villes de la principauté de Liège, principalement à Maestricht. — Les troupes du S' de Noircarmes envoyées contre cette ville. — Marguerite de Parme ordonne aux Anversois de recevoir garnison et d'expulser immédiatement les ministres et les prédicants. — Départ des ministres. — Guillaume de Nassau refuse de prêter le serment exigé des gouverneurs et des chefs des bandes d'ordonnances. — Le secrétaire d'État Berty est envoyé auprès de lui pour le faire changer de résolution ; Guillaume persiste dans son refus et annonce l'intention de s'éloigner du pays. — Entrevue du prince d'Orange, à Willebroeck, avec les comtes de Mansfeld et d'Egmont, accompagnés du secrétaire Berty ; dernier entretien de Guillaume de Nassau avec le comte d'Egmont. — Le prince se rend à Breda. — Hooghstraeten rappelé d'Anvers. — Le comte de Hornes prête le serment et revient au conseil. — Le S' de Noircarmes entre dans Maestricht.

— Soumission de Bois-le-Duc. — Départ du prince d'Orange pour l'Allemagne. — Émigrations. — Le comte de Mansfeld conduit les troupes royales à Anvers. — Entrée triomphale de Marguerite dans cette ville. — Incidents du séjour de Bréderode à Amsterdam ; il est enfin obligé de quitter cette ville; il s'embarque pour Emden. — Dispersion de ses partisans. — Gentilshommes confédérés trahis sur le Zuyderzée et obligés de se rendre. — Éric de Brunswick entre dans 'Vianen. — Marguerite de Parme expose au roi qu'il n'est plus nécessaire d'envoyer des troupes espagnoles dans les Pays-Bas et demande d'être déchargée du gouvernement. — Apologie des réformés. — Ambassade envoyée par les princes protestants en faveur des adhérents de la confession d'Augs'bourg ; insuccès de cette démarche tardive. — Exécutions des prédicants pris à Valenciennes et d'un grand nombre de séditieux et de briseurs d'images ; les temples des réformés sont abattus. — Nouvelles instructions

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adressées par Philippe II à Marguerite de Parme pour qu'elle dépouille les villes de leurs privilèges, construise des citadelles, etc. ; il refuse d'accepter sa démission. — Marguerite consent à rester ju.squ'à l'arrivée du roi , toujours promise et annoncée 265

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