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Rollin lui-même, dans son Traité des études, allègue ce passage de TÉcriture : « Celui qui épargne la verge hait son fils. »
Pour renseignement supérieur, sur les vingt-deux um versités patentées par le roi, bien peu méritaient ce nom. Les grades de licencié et de docteur, sauf à Paris, et à Montpellier, se délivraient presque sans examens, à la faveur ou à prix d’argent. Les exercices du culte catholique étant obligatoires, les protestants et les juifs étaient exclus des universités.
Les écoles spéciales étaient dans un état déplorable : les titres nobiliaires, et non les examens, décidaient de l’entrée à l’école du génie militaire de Mézières, à l’école d’artillerie de Ghâlons, à l’école des ponts et chaussées et à l’école des mines de Paris. La nomination des professeurs du Collège de France était soumise à la signature du grandaumônier.
Ce qui manquait au système d’enseignement public sous l’ancien régime, c’était un concours efficace et régulier de l’État, c’était le désir sincère d’éclairer le peuple. C’était aussi la liberté : Fréret, membre de l’Académie des inscriptions, avait été mis à la Bastille pour son Mémoire sur Vorigine des Français, et l’Eglise surveillait jalousement toute science et tout enseignement.