LIVRE QUÂ.T(MtZlEUE. m
« me trouterait moins indifférent ai^ourd'tluj.| noa,>qiie i> mes idées soieat tapetùsées on mes seittïmeaU moina ' énei^ucs, maie parce que l'bûriwn politique del'Eu- < rope est enti^emept cba^é. Si les BBtiqoes «ouv^W's > de la Gréce,.de l'Asie et du Bosphore n'ont- paa sue au- ■: trelbis pour lac séduire, je-découvre i eek iiManlf-.k
* Coii$^Btinqpl« le levier d'nnc influence enthifieotent K.ioconnuei Là âi)oulissent et les barriàrea qui.^oiwtnt t. .coatenir le Nord et les principaux liens de tout lecoBi- K merce de l'univers ; là se trouveet peut-élrc les seuls II moyens de hâter pour la Franee le retour de f a cousidé- K ration politique, sans presque aucun emploi de ses
■ fere«s. ]Et quaud on pense A ce qu'il en coAte, iud^n- II damment des. dons de la nature, d'études et de Iravaus , i> ppurse rendre utile dans une aussi difficile earrière, on u doit papdoiiner de se meUre sur les ran((s à ceux qù ont II fait quelques preuves de tateot.
M. le marquis, il est rare que dépareilles t^ufideaces
• sefassisnV par écrit; mais je suis bien aise de vous don- •1 '^er celte marque die confiance, et celte lettre a même un
■ aittre Mt. Si jajnais je viens à violer les lois de l'union u poitliqjse que je vous offre, servez-vous de cet écrit pour » montrer que J'étais un homme faux et perfide en vous
■ réct*van|^. C'fst.vous dire assez si mon intentîoaîu'est
■ pas'die TOUS être Ëdèle. Hors ce seul cas, cette lettre ne
■ ser«4|u'KW dépAt inviolable .entre vos mains.
" te comte DE MlHABEAt. »
le 1" Juin^ MirriMBU rqtrvud :
" Vous ra'avieK donné rendez^vouX hier, H', le mait^uis ; « vos affaires ne vous ont pas permis d'y êlrç fidèle ; rien 1 de plus simple, et je n'en parlerais même pas si laidiSi'
« culli àe TOUS rencontrer ne devenait pas trèt-nirislMe. •I Qve Attsons-nouj, M. le marquis? Rien, ddus laissons « foire. Et daoS' quelle époqoeî avec quels advcfSairesî u Lore^ne chaqse Kmriiilloii parlicnlier, appeté dêpurte- « HHnt, district, munmpalité, s'élance dans nOIrc sys-
■ tènie,'«t que la rapidité de chacun dVu;ï' est accélérée •I ehflqff» jwr par des ËTénements fortuits^ par la cOTila-
■ gion de l'exemple, par la canicule^ par les hommes Ici Il phts aMift, les plus perrers et les ptus tenaces que recelé « ce pays.
H Parmi beaucoup de Trères d'armes, vous avez quelques « amis (moins que vous ne croyez); parmi beauconp de •c salades, vous avez peu de serviteurs; maïs je nb vous >i connais ni un conseil sévère ni on agent disltngué. Pas •> un de vos aides de camp de cosSance n'est sans mérite « militaire; vous recommenceriez une fort belle ^erre 1 d'Amérique avec eux. Pas un de vos amis n'est sans <i valeur et sans vertus : ils honoreront tous votre répu- « talion de citoyen privé; mais pas un de ceux-Iâ ne tbn- « riait les Itommcs cl le pays, pas Un de ceux-ci ne conèùlt B tes affaires et les choses. H. le marquis, notre temps, « noll^ révolution ."nos circonstances ne ressemblent à rien « de ce qui é été; ce ii'est ni par l'esprit, ni par la mé- K moire, ni par les qualités sociales que l'on peut se con- « daire aujourd'hui : c'est par les combinaisons de' là < méditalion, l'inspiralion dU génie, h toute-puissance du ( caractère. Connaissez-vous un de vos comités, concevez- ( vous nn comité possible qui soit à ce régime?
« Ici ce qui me reste à vous dire deviendrait embariras- • sant, si j'étais comme tant d'autres gonflé de respect > bumsiii, cette ivraie de toutes les vertus, car ce que je
■ pense et veuïi vous déclarer, c'est que je vaux mieux qUe I tout cela , et <|ue borgne peut-^tre, mais borgne dans le
LITKE QUATtWZIEMB. «7
poyB des aveugles, je vous suis phis nécessaire que tous 198 conilfls réunis. Non qu'il ne faiIle.des«o«i(^vniais â dîri0B(, et non A. consnlter; msis A répaattrè, propager, dispwser, et aoa i transformer cb' conseil pri4é; eonune tj l'iadéciMim n'était pas toujours (e insultai de laéélibérBtioB de pinceurs, lorsque ce réMilést n'était pas la prÉdpilalion, el que ta décision ne fât pM notre premier Jusoin et notre unique oioyen de galutl Je vous HU8 {ilus nécewaire que to»s ces geas-IJi, et nMiefoid, si vous ne tous iéiez pas de moi, au moins ne vous y o«nfiez pas du tout. Cependaat, i quoi peasei-^oasqneje puisse vous être bon, tant que vous réserverez mon talent et mon action pour les cas particuliers où vous vous.lrwivarez embarrassé, et qu'aussitôt sauvé ou non sauvé de cet embarras, perdant de vue ses conséquences, Is néceesité d'une marche systématique, dont tous les détails soient en rapport avec nn but déterminé auqnel Uiat Icnde, et non qui se prAte à tout, vous me laisserez sous la remise pour ne me provoquer de nouveau que dans une crise dont le calmant sera peiit^lre coMradiclQÎre à l'ensanble de la conduite que je vous eusse fait tenir si j'avais été votre conseil habituel, votre ami ttbatdpaué, le dictateur e^n, permettez-moi l'expression, du dictateur? Car je devrais l'être, avec cette diS'érence que celui-là doit toujours être tenu de développer et de d.émontrer, tandis que celui-ci Ji'est plus rien s'il perniet au gouvernement la discussion, l'examen. Ab! M. de la Fayette, Biclieljeu Tut Richelieu coQtre la nation P9ur la pour, et, quoique Richelieu ait fait beaucoup de mal à la liberté publique, il £t une assez {p'ande susse de..i)ien,à la monarchie- Soyez Richelieu sur la cour pour la nation ., et voua referez la monarchie en agrandia^apl et cf^j^dsntlft liberté {Hibtiqjnâ} nwiAlUcltG-.
m i^ CONSTIXUAHTS..
u lieu avaU sf u cupocin Josepb. Afçidaae aussi votre u Émvun/fegritefQa vous vous perdrai en nemous smvaDt » pa5.. Vos grandes qualités ont besoin, de mou inpoision, « laon inipulsio;? a ^esoin de vos grftodes,^ialité8;e(.-wus *. en i^yçz^ de. petit» hoinaies i]Jiî,.po«rdfl petite» «onsidè- •t raiioos, pfir de petite» mwiwHvres ^et. dans de pclileB •' Tife9, veulçqt ii«us.reiidre inutiles l'un A i'antEC^ et vous <' ne myez pas qu'il font que. vovs m'épousME.'cA me > enyhi, en^raisond^ce que.vosstupidea parUmm^in'wit « plii9. décrié, m'ont plus écartét — Ahl non farfoiles ft • ï<>lredes|inéel
f Résultat et refrain ; rendea-vous irés-procfaûn où ■ vous, soyez exact, et vous seul et vous-méoie, c'«st'AKlini < mçsuré mais loyal, sage et circon^ect, mais , décidé A «.voifloir, puisqu'il faut Tonloir ou périr.. >
Cettle Bouvelle démarebe de Slirabeau anprés de ^H.' de la Fayette eut lieu après que les relations du premier avee la cour avaient été régulièrement établies. Elle fut faîte pour ainsi dire à la demande de Louis XVI, qui comprit de quelle utilité il était que HH. de la Fayette et de Mirabeau s'entendissent pour servir sa cause. Cette nouvelle tentative n'eut pas plus de succès que les précédentes.
lii-deFonlangcs wlticitaîbes mUie temps l'intervention de l«.neine.aopités de k Fayette po»rfbFKKrentm>les^eux' rivaux une alliance qui pftt saui»^ levot rili monarchie