‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 80 sur 117 · LIVRE fidtrïmiœ: ses · texte numérisé non relu

LIVRE fidtrïmiœ: ses

I mantes iBmrrectmns n'traient piis tfn terlhe prochain,

■ toutes ries propriétés seraient bientôt violées. Sien' n'est

< sacré pour les brigands. Sa Majesté, en sanctionnant le

< déOTet relatif A' l'ârganisHlIoti dés liouTell^s miinicipa- > Jités, était dans la confiance que les bfltciers civils et

■ nmaicipanx esiploieraicnl, avec autant âe courage que

■ de SBCoès, tous les moyens possibles d'arrêter les (roiibles K qui se propagent.

<> Cependant, ces troubles subsistent encore dans 'les *■ proTÏnoes méridionales, et Sa Majesté, voulaiil donner H & son petrple l'exempte do respect qu'on doit à là loi, u ootttnAniqvii à l'Assemblée Vexpoit dés malhenrs dont •■ la «Ulfr de BéZiers particalièrement rient d'être le . théâtre..

' ' « Ii'AsieaiUée nationale devra prendre à ce sujet le

• parti' qui lui paraîtra conrenable, et qu'elle pèsera Kl] instastanénent dans sa sagesse.

.« Des psysansj faisant la contrebande da sel, farent «, arrêtés aux portes de Béaiers par des commis chargés du «. recMiTrement'des deniers royaux. Un nombre consldé- ■ti rahiede Bretons s'arma ponraUaquer les commis. H. de

■ Vadre, colonel, commandant du régiment de Médo'c, en « gamisM dans cette ville, fit lui-même, et sans Tantori*

■ sation de la municipalité, de vains efforts pour arrêter

■ les brigands. Quelques commis se réfugièrent à l'bdtel K de ville. H. de Vadre insista inutilement pour qu'un

• consul au moins y passât 1^ nuit. Le peuple demandait u à grands cris que le nonmié' Bernard et les autres commis

■ lui ftissenl livrés. M. de Vadre prévint ces malheureux U'naMoéSïdeifliortt Msef8tta'd*ntipScher fe peuple d'en-

• iper pendant une heure, les portesfurenf îfeririééS^ A ■.bi«HMt«irfineéee.Ii»séditieu-pDBrndVtMif1kt^)rrÔie. « I«s nalbeurMi^otïnMis ftireat milUMs !'tiiril4'''â'én1re

« etiK luirent p«ndus, et le Recours de Ib garde nattoèale ■ vainanent imploré. »

. . Mais pendant que l'ABseBiblée cenSUlumite prol«stait ainsi de ses hiraiéres, de ses înlenlioiis et de-sesbi^aits da«9 l'ordre c»aslitulioBnel et législatif, les éTéfieMents protestaient plus haut qu'elle contre ranësnliBaeiBteDl du pouvoir exécutif. Il y avait des légialaLeurs; il n'^tVait |ias de goHveroemeot. Les séanêea, le lendemain même du manifeste, n'étaient plus que le proc«»-verbal des d^ordres et des calamités dn royaume. Chaque député, cliu|us rap- •portenr montait à la tribune pour dérouler un plus Bintstre tableau des troubles de sa province, de l'impunité deS-agitaleurs, de la mollesse ou de la conplidté des municipalités. La loi ne doit pas compter sur l'hérOïsmO' des nagistrals. Celle qui remettait le coauuaidement de la force armée et la répression des troubles aux muaitipalilés

-des villes était une loi illasoire. L'ssprit de Joiealité- désarmait l'esprit d'ordre; le magistrat ae taisait quand il fallait sévir contreses proches-^ laigafde natiDdelejetAÎl ses

■ armesquand. on lui ordonnait; de les .loHraor.oealre ses

' cancitoj'ens. L'ÂSsemhlée. cfaert^ait ua n^S^ear d'armer .h Tcprasâion sans- renHbr<,au roi' la. disfteeltion 4eil« fiu;ce :py)jîqBçe^tBe:le8trOuldçs€iTilBf;eUe,GQnmBitson,P<Un)lé

-^deioonsiitatiaii de-lui jpréseuter d'wgsnQ«.ica,,i9«y«n, Le 'coiââlé S4 taisait, Ije aiarqU)s,d«,£'o«cauiij'a(d#Bt^.«t.CO)ira-

r^aw.iioyiilitM.trBiMit^ ,à iétmhi»iVfi4^ -l<i> rapport

L)ji.z.iit>,Cooglc

' UVRE DOOZIEHE. »B

Wàémrot «tpassioDoè de», incendies .et-desiR«urU<«s du Périgord. ■ On y éclaire les chàteaoy,.» aHitritiidl, < c'est- <r à-dire, dans la langue des incendiaires, qu'on les Itrûle. « Les brigands se prétendent autorisés à leurs crimes par « des décrets de l'AssentMée-natiDnale el du roi. Ils plan-

■ teni sur les cendres de nos demeures des arbres de

■ liberté; ils suspendent aux branches des écrîleaux avec « cette légende : ■ De pa/ie poi et l'Assemblée nationale!*

■ Tout cède, ou fuit, ou tolère devant eux. Il but de

■ prompts- famèdes.' It fcnt renforcer la geBda^muie, <- placer les troopcs dans les villes, les tenir en- correspoe-

' < dmeC' et en eoUmumiatîsa avec les poinls mientcâs. ir OelftTMidraitfmiewcquedesadressfis qu'on ne comprend • p^et qu'on ne comprendra pas desitdt. Car je necr«^s

' ■ pBS-A Ib prophétie tpi'on a faîte, que dans dix ans Ums

■ '«' les-FVan^is sanrant lice '. a '. (.a'fftyetteta^néme, siiccédaiit à M. de Foueaud , cAn<

'fè9et(it«qDe de violents désordres rËgnaient, i la douleur 'K' desaiiM'de la'liherté, parce qu'ils y voyaient un danger ix'ponr «He; «a grwd regret :de ce peuple, ■ ajoutait^l, 4' qn'il'faat défendre contre eerlaînra inculpations qoi'le

' '« 'éslomnieM^ contre certaines jnstific^Lions qui l'accuKBt.

' t iL'WdfelLepeaplb ratteiïd'desfliu)iieipalités;iM'attend '«-akissl- d« ipstavoifi- exécutif j qu'il ne faut plus dhereher '«' joiis'dsiTiiiiMs: Hais CBttirdrey il est-danslacaiistiln- > tioti^efJl'eKfBte ita»«ltèetpciaralle1 » ' -

' ■ C^t'VaineS'parotei ne ifessusiiUneiitlpas le f««vaîreHé^

' ciitifi' n«>domiateiitJpa^Kuki monieipatitès l'éneqptt et la

' ré^pt)^9M)tKlé<qf8)elIcs âofnnaiebtf a»«TOirvn!élei|«aient 'ptJS'une-^lBtUiHefM-flBBàiaies^'dètdVHieBliles frpttiitqs. La TA7«tt#'lAl''mllav^-anlt> ta^fw>!soa peo^fi CDcem|>le nintiàls^nté' dé-la -nubiiipâU^ide'flafiH^-et'dcuiéf» de TêTsdiliys le"9'OetoMrel'lIide mwDlMiU-MitMiBe «ii>!ce

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166 LES CONBTlTUAm-S.

momoit un Ofite, préoaire dans Paris qu'eT«« les troupes sptfléfs, ofrr de 8C0 am6e, doHl. il disposait avec une aiiioiité b)iUe ^lîtatre.

Hirabeau k sentait; il demanda qu'on présentât ane loi poor canttftipd'll les mUBicipalités à défendre Tordre public, ou p(Mir.su|)pléer4deaiDuiM(nlité8iRerteB par une inUnrentian énergique du poevoir exécutif.

a la guerre diile eneaaglante use partie de la iVaiwe ! > s'écria un député du Quercy; < il est instant d'employer « la force mQitaire et le canon. > •

Charles Lameth, dont le château venait d'être incendié dans sa province, protesta contre l'emplei de la force, ramît ce crime au peu|de égaré, et soaliut que les incendiaires étaient plue malheureux que coupables. Le parti qui flattait tout du peuple, jusqu'à ses excès, était déôdé à acheter la popularité au prix même. de l'anarehie. Les Lameth, les Baroaw,> les Dupert, les Pètioa, les Robespierre et leurs amis oubliaient que la liberté ne sort jamais des crimioelles eomplaiewoces des législateurs pour la Iice|)ce et potv les délires de la miiUilttde, et que les prétextes donnés aux réactions aontdes armes prêtées au despotisme.

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