LIVRE DIXIÈME
(Du 1" mai au 11 août 1792.)
I. Obstacles qui s'opposent au maintien de la Constitution. — Décret qui enjpint aux directoires de déporter les prêtres réfractaires. — Décret qui établit un camp de vingt mille fédérés à Paris. — Pétition des huit mille. — Remontrances de Rolland à Louis XVI 145
II. Disgrâce de Rolland et de ses amis. — Danton propose de ne faire peser l'impôt que sur le riche, et de chasser la reine.
— Trois députés tirent au sort pour savoir lequel sera assassiné par les deux autres. — Lafayette déclare la guerre aux Girondins 149
TH. Comités insurrectionnels. — On prépare un soulèvement pour le 20 juin. — Pélion le favorise. — Opposition du directoire. — Pétition d'Huguenin. — Le peuple défile dans l'Assemblée [ £, 1
L\Ok TABLE.
IV. Le peuple se rend aux Tuileries. — Harangue de Legendre au roi. — Le roi boit aux patriotes. — Pétion disperse la foule. — Injustice qu'il y avait d'exiger la sanction du roi.
— Danger des mouvements prématurés. — Quels sont ceux qui compromettent les révolutions. — Approbation de la conduite de Louis XVi en cette journée 1 &5
V. Joie des courtisans. — Pétion et Sergent sont insultés au château. — Pétition des vingt mille. — Lafayette demande l'extermination des patriotes. — Il tente d'assiéger les Jacobins, mais il ne trouve que vingt-cinq volontaires. — Sa confusion. 1 59
VL Symptômes d'une grande crise. — Arrivée des fédérés, — Commission de salut public. — Complot de Lafayette et de Luckner. — Approbation du roi. — Suspension de Pétion et de Manuel , 1G3
VII. Incendie de la ville de Courtray par un général français.
— Téméraire espoir des généraux et des princes ennemis. — Leur plan d'envahissement. — Révoltes dans le Bas-Languedoc et dans la Bretagne. — Menaces des journaux royalistes. 108
VIII. Moyens de salut public proposés par tous les patriotes. — Système des exécutions populaires, proposé par quelques-uns.
— Rapport de Vergniaud sur le danger de la patrie. — Conclusions. — Négociation des chefs girondins avec Louis XVI.
— La majorité est d'avis de déclarer la patrie en danger. . . 171
IX. Motion de l'évèque Lamouretle. — L'Assemblée en est dupe.
— Démission du directoire. — Discours énergique de Billaud- A^arennes aux Jacobins. — Rapport alarmant du comité diplomatique. ~ Démission du ministère en masse 177
X. Décret qui déclare la patrie en danger. — Réception des fédérés à Paris. — Fête du 14 juillet. — Triomphe de Pétion.
— Le roi est accueilli avec froideur. — Comité central des fédérés 181
XT. Proclamation à Paris du danger de la patrie. — Enrôlements. — Enthousiasme général, — Permanence des sections.
— Comité secret d'insurrection. — Comités royalistes 184
XII. Les fédérés somment l'Assemblée de suspendre le pouvoir exécutif. — Projet d'insurrection. — Pétion et le faubourg Saint-Marceau le font avorter. — Arrivée des Marseillais à Paris. — Provocation des troupes de la cour 186
XIII. Manifeste de Brunswick. — Les sections de Paris prononcent la déchéance du roi. — Arrêté de la section Mauconseil.
— Nouvelles tentatives du roi pour inspirer la confiance et paralyser les mesures de salut public t 190
XIV. Députation de la commune de Paris qui demande à l'Assemblée la déchéance de Louis XVI. — Adresses conformes. . 193
XV. Les Girondins cherchent encore à négocier secrètement avec le roi. — Ce dernier prend la résolution de fuir. — Danton fixe le jour de l'insurrection. — L'Assemblée annule l'arrêté de la section Mauconseil. — Arrêté de la section des Quinze-Vingts «, 195
XVI. L'Assemblée décrète qu'il n'y a pas lieu à accusation contre Lafayette. — Indignation du peuple. — Goupilleau et Chabot appellent le peuple aux armes. — L'Assemblée nationale refuse de prononcer la déchéance. — La section des Quinze-Vingls envoie trois commissaires à l'hôtel de ville dans la nuit du 9 au 10 août, avec pleins pouvoirs pour sauver la chose publique. — Vingt-huit autres sections l'imitent.
— Formation de deux colonnes insurgentes , 197
XVII. Dispositions habiles de Mandat, commandant de la garde nationale, gagné par la cour. — Pièges qu'il tend aux insurgés. — Imprudence de Pétion qui se rend au château où
on le garde en otage 200
XVIII. Arrivée des commissaires à l'hôtel de ville. — Destitution et mort de Mandat. — L'insurrection devient générale.
— Les insurgés arrivent dans les cours des Tuileries 202
XIX. Le procureur syndic du directoire veut sacrifier Louis XVI et sauver le dauphin. — La famille royale se rend à l'Assemblée. — Fausse patrouille de royalistes massacrée par le peuple 205
XX. Attaque du château. — Courage de Westermann. — Evasion des officiers suisses. — Combat furieux. — Les insurgés demeurent vainqueurs 208
XXI. Colère du peuple : massacre des Suisses et des chevaliers du poignard. — Nombre des morts. — Probité du peuple : mort des voleurs. — Le médecin du roi est sauvé par les insurgés 209
XXII. L'Assemblée décrète la suspension provisoire du roi et convoque une Convention nationale. — Danton est nommé ministre de la justice. — Les balles empoisonnées. — Vices
du mode de convocation de la Convention nationale 211
XXIII. Observations sur les causes de la défaite de la cour. —
k 06 TABLE.
Noms des citoyens qui eurent le plus de part au triomphe du peuple. — Sentiments de la France 214