LIVRE ONZIÈME
(Du 11 août au 20 septembre 1792.)
I. Réfutation d'un sophisme. — Le peuple confie le gouvernement au conseil général révolutionnaire de la commune de Paris. — Arrestation des écrivains royalistes. — Institution
du comité de surveillance. — Le peuple y amène Marat. .. 218
II. Toute la France demande la punition des conspirateurs royalistes. — Adresse de Robespierre à l'Assemblée législative, dans ce sens. — Tribunal criminel du 1 7 août. — Premières condamnations. — Acquittements. — Évasions 22 1
III. Décrets révolutionnaires. — L'Assemblée nationale devient jalouse de la commune de Paris et tente de la désorganiser. — Incident. — La commune l'emporte 223
IV. Soumission de Dumouriez. — Révolte de Lafayette. — Toutes les troupes prêtent serment au pouvoir révolutionnaire.
— Forces de la France. — Forces des armées ennemies. — L'armée austro-prussienne passe la frontière de France. — Elle prend Longwy par trahison 227
V. Sensation produite dans la capitale. — Danton fait décréter des visites domiciliaires. — Elles sont exécutées avec succès.
— Colère légitime du peuple 231
VI. On apprend à Paris que l'ennemi est sous les murs de Verdun. — Arrêté du conseil général. — Proclamation. — Enthousiasme de Vergniaud. — Harangue de Danton. — Ses propositions sont décrétées 233
VII. Appréhensions du peuple. — Impunité des grands coupables. — Conseil de Marat. — Aspect de Paris le 2 septembre. — Les membres du conseil général haranguent leurs sections.
— Arrêté de quelques sections contre les prisonniers 236
VIII. Incident de la rue Dauphine. — Massacre des prisonniers.
— Monnot sauve l'abbé Sicard. — Massacre des prêtres enfermés aux Carmes du Luxembourg. — On enfonce les portes de l'Abbaye. — Le conseil général prend des mesures, pour sauver les innocents. — Le comité de surveillance propose
un tribunal populaire. — Réponse d'un citoyen . . . . • 239
IX. Le tribunal populaire est constitué à l'Abbaye, sous la présidence de Maillard. — Sa manière de procéder. — Désintéressement des tueurs. — Leur calme. — Approbation des femmes et de tous les spectateurs. — Note sur le registre du tribunal souverain. — Humanité du peuple pour les soldats suisses. — Imprudence de l'abbé Lenfant. — Nombre des acquittements et des exécutions à l'Abbaye. — Un tueur croit à un miracle.
— Réfutation de quelques mensonges absurdes. — M,le de Sombreuil. — Cazotte 244
X. Les fédérés protestants exercent des représailles au séminaire Saint-Firmin. — Tribunal de la Force. — Condamnation de la princesse de Lamballe. — Chàtelet. — Bernardins. — Conciergerie. — Salpêtrière. — Bicêtre. — Nombre des morts dans toutes les prisons 251
XI. Circulaire du comité de surveillance aux autres communes.
— Quelques exécutions ont lieu dans les départements. — Prévoyance de Marat. — Sa querelle avec Danton 255
XII. Part de chacun dans les événements de septembre. — Salaire des citoyens ouvriers. — Réfutation de certaines allégations , 257
XIII. Lettre de Rolland. — Pétion dit aux lueurs de tout faire pour le mieux. — Brissot et tous les autres Girondins approuvent les exécutions 261
XIV. Mollesse de l'Assemblée nationale. — Unique moyen d'empêcher les massacres. — Entretien de Robespierre et de Mandar au sujet de la dictature. — Les journalistes, à l'unanimité, et notamment les Girondins font l'éloge des massacres. — Anecdote curieuse etinconnue. — Le mouvement était populaire.— Preuves. — Aucun tueur, à l'exception d'un fédéré,
ne témoigne de remords ni d'orgueil 264