A MONSIEUR
La REINS.
Ataut un être fidèle sur lequel nous pouvons, compter , j'en profite pour envoyer à mon frèro et ami ce dépôt qui ne peut être confie qu'entre ses rotins. Le porteur vous dira par quel miracle nous avons pu avoir ces précieux gages ; je me ré* serve de vous dire moi-même un jour le i^om de celui qui nous est si utile, L'Impossibilité où nous avons été jusqu'à présent de pouvoir vous donner de nos nouvelles, et l'excès de nos malheurs nouai tait sentir encore plus vivement notre cruelle séparation : puisse-t*elle n'être pas longue ! Je vou$ embrasse, en attendant, comme }e vous aime, et vous savez que c'est de tout mon cceur* — * via:
Madahb cv Lôtris XVIL
Je suis chargée pour mon frère et moi de vous embrasser de tout notre cœur. m. t. — Louis.
Madame Elisabeth.
Je jouis d'avance du plaisir que vous éprouverez en recevant ce gage de l'amitié et de la confiance. IL ^9
45o UI.ST01R£ DE FRANCE.
Être réunie avec tous et tous voir heureux est tout ce que je désire : tous savez si je vous aime; je TOUS embrasse de tout mon cœur, b : m.
A aP* LE COMTE D'ARTOIS.
La rbinb.
Ayant trouvé enfin le moyen de confier à notre frère un des seuls gages qui nous restent de Têtre que nous ekétissions et pleurons tous , j'ai cru que vous seriet bien aise d'avoir quelque diQse qui vient de lui; gardez-le en signe de l'amitié la plus tendre , avec laquelle je vous embrasse de tout mon cœur. M. A.
Madamb Élisabbth.
Quel bonheur pour moi^ mon cher ami, mon frère, de pouvoir après un si long espace dé temps , vous parler de tous mes sentimens! Que j'ai souffert pour vous ! Un temps viendra j'espère ou je pourrai vous embrasser, et vous dire que jamais vous ne trouverez une amie plus vraie et plus tendre que moi; vous n'en doutez pas j'espère.
PIÈCES jdstificAlTives. 45 1