INTERROGATOIRE DE DEVAUX
A été amené , etc.
Demande. Devaux, persistez * vous à nier que vous n'avez pas eu connaissance du Comité autrichien qui se tenait chez Batz y dont vous étiez alors secrétaire ? — R. Je persiste à soutenir que s'il y a eu un Comité autrichien chez Batz, je n'en ai eu aucune connaissance. — D. Qu*âtes-vous allé faire à Bruxelles, en juillet mil sept cent quatre-vingtdouze, auprès deTex-baron de BreteuilP — R. J'affirme que jamais je ne suis allé à Bruxelles. — />. Nierez-vous que vous n'ayez été à Boulognesur-Mer, joindre Batz, au mois d'août dernier ? — il. Je ne suis point allé à Boulogne joindre Batz; mais il m'y a envoyé de Paris , au sujet d'un bâtiment ou corsaire, à la construction duquel il était intéressé avec un citoyen qui pourra le certifier. — D. Êtes-vous allé pour Batz à Toulon ? — R. Non. — D. A Lyon et Marseille, à Bordeaux? •*^R. Non.— D. Qui donc l'y accompagnait? — R» Je l'ignore. —A Connaissiez- vous Corley, capitaine
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de la sèctiion Le Pelletier?*— /!• Oui. — />. Etiez- ▼ous de ceux qui, ayèc l'infâme Batz, deviez monter la garde dans le Temple, et avec quels desseins? — JR. Je n*étais pas de la section Le Pelletier, et je ne pouvais point aller avec Gortey; si Batz a eu des desseins, je les ignore. — D. N'étiez-vous pas sur le' boulevard quand Louis Gapet passa pour aller subir le juste chàtinient de ses crimes? -—it. Oui. ^ — D. Oh ëliez-vous? — jR. Au poste qui m'avait été indiqué. — Z). Nierez-vous que le citoyen Châtelet * ne vous ait vu et parlé derrière les rangs , armé d'un sabre et non d'une pique?--- iî; le-me rendais à mon poste. — D; N'étiez>-vouS'pas avec Batz ? — R. Je le renconlrair — D. Vous traversâtes avec lui les boulevards , malgré la défense ? -— jR. J'i* gnbrais la défense. — Z>. Prenez garde dé dire la vérité ; vous criâtes : ji nous ceux qui ^veulent sau^ 7)er leur Roi! Ghâtelet vous entendit. — /î. Ce n'est pas moi, c'est Batz. — -Z7. Qui était avec lui? -^ R, Je ne connus que la Guichè*^ — Dites la vé*-
* Peintre , fameux j.uré, qui dans les séances du tribunal révolutionnaire prenait plaisir à esquisser, en charge j et a livrer à la dérision de ses atroces collègues , les figures des victimes qui luttaient contre la mort que ces monstres lear préparaient.
'^'^Si Devaux a réellement dicté ce nom , c^est par erreur; ou bien, dans la persuasion , commune alors ^ que M', db Guiche était hors de France , il ne fît cette concession qu*afin d^étre cru sur ses autres déclarations. Quoi qu^L
4f66 PliCE9 JUSTIFICATIVBS.
rite y dites oh est caché Batz, et tous serez ^ar-^ donné. — jR. Je suU innocent, et ne sais où est fiatz.
Lecture fûte, a persisté et a signé , Dsv^nx.
Ck>nforme à l'original envoyé au Comité dé salut public, sur son ordre, du dernier interrogatoire .du prévenu Devaux» «S^ne, A. Q. Fouquiba.