‹ Histoire de la révolution française (volume 2)Chapitre 25 sur 31 · COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Du a8 prairii^l an a de la répobliqiie, etc.

hs Comité de salut puulic entend que I aceuateur public ipsiste fortement sur le but ou tendaient tant d'assemblées tenues chez rex*baron de Batz ; savoir, Tévasion de la £aimille Gapet du Temple, et d' Antoinette de la Conciergerie : faits si parfaitement prouvés.

Ne pas &ire usage, dans le réquisitoire, de la noie remise par Louis ( du Bas-Rhin), commençant par ces mots : « Connaissez tous vos pénis ^ » et finissant par : < Si vous ne mettez un mur de têtes « entre la république et ses ennemis intérieurs. » Mais il faut employer la seconde.

Supprimer les détails du grand projet que fit échouer Simon, de Batz et de ses complices, que

en soit, ce seigneur, ^însi que M. le marquis de la Guîche, son fib, pair de France , et M. le baron de Batz nous l'pat attesté, n*était point à Paris , mais à Londres ^ le 21 )anvier J793.

PllrCÈS JUSTIFICATIVES. %5'J

le capitaine Cortey avait compris dans «a compagnie, dans son jour de garde au Temple , et à qui il derait confier les postes de la Tour et de l'escalier; détails à omettre pour ne pas suggérer de tels m^ens publiquement f mais c^e le fond sans les moyens.

Rétablir, dans le réquisitoire, Marine , Froidiire, Soulès, administrateurs de police, qbi avec BIi« choiii3*,UTraîent le Temple à For de Batz et du prince de Galles, et aux guinées de Pilt. (

Né pasparler de la femme Janson, qui avait gagné Chabot, etc., agente enragée de la conspiration; mais chercher sa trace dans tous interrogatoires.**

Ne point parler du jardinier de Charonne , en qui Batz se confie.

Ne pas mettre encore en jugement l'ex-marquis de la Guiche***, quoique" porté dans le décret d'al-

'^Ils périrent le 17 juin 1794*

** Madame la marquise de Janson soutint le cause royale avec beaucoup d'ardeur, brava avec hard fesse les plus grands périls , et compromit sa fortune entière, qui était très considérable. Ce fut elle qui offrit un million pour le salut ou Fenlèvement de la reine , alors à la Conciergerie. Mais Chabot, qu'elle avait su gagner, et qui avait com> mencé d'agir, s'étant effrayé de l'entreprise , crut se sauver en dénonçant madame de Janson : elle échappa miraculeusement.

**^ Amable Charles, marquis de la Guiche-Sivignonj colonel du régiment de Bourbon-Dragons , et l'un des plus riches seigneurs de la cour, était tombé dans le dénuement

438 HISTOIRE OE FUÀNCE.

avant-hier 26; maia y laisser Rohan-Roch^fort, ^int-Maurioe, Layal-Montmorency, Sombreuil et son fils, l'ex-yicomte de Pons, et Noël, secrétaire d*ainbassade, /M7iir être condamnés demain.

Surtout, les fair# mettre en robes rouges, comme assassins des représentans du peuple*

Collâtionné, délivré par le chef des archives, dépositaire de la section judiciaire.

^ ' Signé^ Tbmàsse.

hors de sa patrie. Époux et père , il osa rentrer ea France , dans l'espoir de recouvrer son patrimoine , et , au besoin , pour se dévouer , comme il le fit , k la cause légitime. Le nom de la Guiche étant trop connu , il ne portait que son surnom de Sivignon, et partagea , avec autant de courage que de fidélité , tous les dangers inséparables des entreprises pour Tenlèvement de Louis XVII , et pour l'évasion de la reine et de la famille royale. Ayant eu le malheur d'être reconnu, il fut arrêté ^ et le bruit se répandit qu'il était sorti du royaume. S'il . fut excepté de l'horrible journée du 17 juin, ce fut apparemment parce qu'on espérait d'en obtenir des révélations : ce but manqué , on rimmola le Q7 du même mois.

PliCES JUSTIfJCATlVES. 4^9

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