‹ Histoire de la révolution française (volume 2)Chapitre 23 sur 23 · PAR GARNIER-PAGÈS · texte numérisé non relu

PAR GARNIER-PAGÈS

POBLli PAK EUGÈITE OUCLERG ET PAOHERRS

SIIIÈME ÉDITION Va fèrt volume in- 8 ^and Jésus de l,0OO pe^es, à denx oolOMM

COMTJUUST LA MATIÈRE DE DODZE VOLUMES IX-i TOUJUT MURAIU

Prix : 1 5 francs

EXTRAIT DU PROSPECTOS-SPÉGIMEN Les sciences exactes, les sciences physiques, les sciences astronomiques ont leur langue formée, oonTenue, définie; la science politique n'a pas encore la sienne. Cest-à-âtre que les mots dont l'usage est le plus fréquent dans les discussions parlementaires, dans les débats de la presse et dans les conversations privées qui ont rapport à la politique, n'emportent pas une signification précise» un sens positif et universellemeiit accepté.

Il y a là un grave danger. Que Buffon et Guvier ne soient pas parfaitement d'accord sur la description anatomique d'un éléphant ou d'un ciron, cela n'influe en aucune façon sur les destinées du monde. Mais en politique, ainsi qu'en morale, la moindre incertitude sur la valeur des mots peut entraîner les plus fôcheuses conséquences. De la confusion du langage naît la confusion des idées. L'esprit s'égare au milieu des interprétations diverses. Dépourvue d'unité, la langue, journellement faussée par l'ignorance, habilement exploitée par l'intrigue, ebt h source d'une foule de préjugés, d'erreurs, de sophismes et d'équivoques; puis, les mauvaises passions s'en emparent, elles s'appliquent à augmenter le chaos, et bientôt la parole écrite ou pariée, loin d'être un moyen de civilisation et de progrès, devient Un instrument de désorganisation et de mensonge. Combien de dissensions intestines, de guerres civiles, de guerres de religion n'ont pus eu d'autres causes que des mots mal compris ! Et ne peuton pas dire que l'ambiguïté des termes a, bien plus que l'antagonisme des idéesj iait couler le sang humain !

IKmner à chacun le moyen de se former instantanément une opi-

pagnërrFm éditeur

iiion sur toutes les question^^ ({ni siii>:isst'iil, au jour le jour, dans la |x>lénu4uc courante, oucjui s'agitent à la tribune ; mettre en lumière CCS vérités qui fureut trop longtemps le |)artage exclusif du petit nombre ; liâter le monimt où la volonté nationale pourra se niatiifesler pleinement et vu |i;tt faite comKn<s:iuce de cause; suppléer en quelque sorte aux bienfaits d une éducation publique, nulle nujourd*lmi » enfin préciser la valeur des mots, constituer et populariser la science politique, telle est la tàclie <fiio nous nous sommes imposée.

Pour la bien remplir, nous avons lail appela tous les liommesqui, dans la vie publitpic, dans le parlement ou dans la presse, ont conquis par le travail, le taleut, la probité, Taniour du bien public, le droit d'être considérés comme les :nitr>rités naturelles de la science politique; leur concours réel et actif nous était assuré.

Ibns les questions diverses que le DicTioNRAinE politique eiu- Imisse, il se tient toujours rii^oureiisemciil en delioi s des lutles, utiles s Mi< doute, mais jt iNsauèixs , d une actualité passionnée. Il expose d une nianièi f ( oiiiplt te ( l toujours aussi siiceinele que possible, l'état actuel des (jucslious dognudiques , jilnlosopbKjnes, de droit naturel, de droil inlernational, de droit })nl)!i(', d'oriranisatiou politique, soeiale et militaire, d'économie poli li(jue, d'adnunislration, de finances, dédouaner, de géographie i)olitique, etc.; il dresse enfui le Itilaa imjjarlial et sincère de la science politique au di.K-neuvièmc siècle, en indiquant ses ressources et l espun- que l'on peut fonder sur son procliain avenir.

L'ordre alpbabéliquc convenait seul à un travail qui doit être tout à la fois le Dictionnaire du langage politique et rÊNCYCLOPKDir: de la science politique ; la lorme du vocabulaire offre la plus grande facilité pour les recbercbes; elle seule permet de fixer la valeur relative de tous les termes employés dans le langage.

Un ouvrage conçu sur un pareil plan, exécuté avec de tels moyens, est néces^irement destiné à tous ceux qui, par cboix de carrière, par dévouement à là chose publique, par position sociale, ont le be« mn ou le devoir d'acquérir les notions élémentaires et générales de la politique. Il peut donc être considéré tout à la fois comme le Manuel et le Guide du citoyen, du fonctionnaire public, du diplomate, du publiciste, de Télecteur, du député, de Tliomme du peuple aussi bien que des premiers magistrats de TÉtat ; en un mot, nous espérons que notre Dictionnaire sera pour la science politique ee que fut pour les sciences exactes et pbilosopbiques la grande EncydO' péàie du dix-èuitième siède.

MRW. mr. siiio:i n*çfi» ot coup., bob »*tMmtn, i

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