LE ROI RAMENÉ A PARIS
l'appartement. L'officier qui les cominandait tendit la main à Robert de Clievannes, en lui disant : « Soyons frères! » Le soldat plébéien échangea son bonnet militaire contre le chapeau du gentilhomme, on s'embrassa, des larmes coulèrent de tous les yeux : les gardes étaient sauvés.
Mais avant que la nouvelle de cette réconciliation se fût répandue au dehors, sept gardes avaient été plus ou moins grièvement blessés et on pouvait craindre de nouveaux- malheurs. Lafayette parut enfin. Arraclié de son lit par des clameurs qui arrivèrent trop tard à son oreille , il était monté
brusquement à cheval, et il accourait désespéré de sa crédule confiance, de ses promesses, de son sommeil. A la grille du château, il rencontra dix gardes faits prisonniers et qu'on parlait de pendre. Ému et irrité, il se tourne vers la troupe ([ui l'accompagnait : « J'ai donné ma parole au roi qu'il i:e strait fait aucun mal à messieurs les gardes du corps; si vous me faites manquer à ma parole, je ne suis plus digne d'être votre général, et je vous abandonne. Grenadiers, sabrez ! » Les grenadiers ne sabrèrent pas, mais , s' élançant au milieu du groupe, ils délivrèrent les captifs.
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