‹ Histoire de la révolution médicale du XIXe siècleChapitre 14 sur 64 · CAFFIN · texte numérisé non relu

CAFFIN

CafBn éveilla l'attention des praticiens sur la nécessité d'étudier l'irritation d'une manière générale pour en mieux comprendre les applications parliculières. Toutefois, au lieu de considérer les véritables éléments de l'inflammation telle que la comprennent les meilleurs observateurs, il fit plutôt des phlcgmasies de véritables supersécrétions qu'il retrouvait partout comme lésions essentielles, en tombant ainsi dans l'excès opposé à celui de Broussais , qui no les voyait nulle part avec ce caractère.

Dans son ouvrage sur la nature des fièvres , il émet très-positivement l'idée de la localisation de ces maladies, lorsqu'il dit: « La fièvre , que tous les auteurs avaient regardée comme générale, n'est,

selon moi, qu'une affection très-locale Toutes les fièvres

doivent être rapportées à une lésion locale dont la fièvre n'est qu'un symptôme. »

MARANDEL.

Marandel , élève de Bichat, dans sa Dissertation sur les 'irritations, publiée en 1807, aborde celle grande question d'une manière plus physiologique et plus large que ne le fera bientôt le réformateur. Il divise les irritations en quatre ordres :

1° Nulritives, cxcilantbien rarement des phénomènes généraux.

5i l'nÉrAïuTioN a la HKVOLLIION MÈUK.AI-E.

et produisant dans les organes qu'elles affeclcnl une augmentation de volume, une véritable hyperlropliie;

2° Sécrétoires, plus nombreuses que les précédenles, elles différent par leurs caractères et par les résultats qu'elles entraînent dans chacun des appareils sécréteurs ;

3" Hémorrhnrjiqucs, produisant, suivant leur siège et la nature du tissu affoclé, dos inrillrations sanguines, des épancbcments, des écoulemenls sanguins plus ou moins abondants;

4° Inflammatoires , qu'il distingue en adhésivcs, essentielles ou aiguës, gangreneuses, chroniques, ulcéreuses. Lorsqu'elle est Irès-active et très-étendue, elle produit des phénomènes généraux et surtout la fièvre , que Marandel définit : un travail préparé et coordonné des fonctions de la vie. » II émet des idées assez justes sur les sympathies générales et particulières. Du reste, l'on s'aperçoit déjà que les irritations nerveuses manquent essentiellement à sa division.

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