‹ Histoire de la révolution médicale du XIXe siècleChapitre 24 sur 64 · GALIEN · texte numérisé non relu

GALIEN

Galien, né à Pergame, l'an 131 de l'ère chrétienne est qualifié par Broussais du titre de : « subtil et infatigable raisonneur. Voici comment il s'exprime relativement aux. principes de cet illustre médecin. 5" Examen, t. i ,p. 202:

«Nous retrouvons le même vice dans le conseil un peu niais qu'il nous donne de rechauffer une partie chaude devenue froide ; de remettre à sa place une partie dérangée par une violence extérieure, etc. » et /). 254 : « L'autocratisme de la nature , emprunté à Hippocrate, lui fournit, avec la théorie des éléments et de leurs qualités premières considérées comme forces actives , le pneuma, etc., un mélange monstrueux de vitalismeetd'humorisme qu'il associe à une anatomie défectueuse , et dont il tire des préceptes thérapeutiques rarement justes et trop souvent contradictoires. »

11 blâme : « la concordance qu'établit Galien entre les maladies et les quatre humeurs : $ang , pituite , bile , mélancolie. » Il convient que le médecin de Pergame « fut un grand observateur, et qu'il se perdit dans les explications humorales. Il termine ainsi relativement à ce praticien célèbre, loc. cit. , p. 2S0 :

<i La vaste érudition de cet auteur ne fut point utile à l'art de guérir ; mais elle a beaucoup servi à éclairer l'histoire de la science,

et c'est ce qui lui mérite la reconnaissance de la postérité Il

est, parmi les Grecs le dernier des médecins dont l'antiquité puisse se glorifier. »

Page 1