DU XIX-^ SIÈCLE
Une immense révolulion vient de s'effectuer dans la science médicale , et si les dogmes (iiiollc a fait naître n'avaient pas été mutilés ou faussés par l'esprit d'iiypolliése , elle eût amené des résultats d'une portée considérable dans l'enseignement et dans la pratique de l'art.
Nous venons ici, d'après un examen profond et consciencieux, placer en évidence en même temps les abus systématiques de cette révolution , et les avantages que l'on a voulu systématiquement aussi lui contester.
Il est temps enfin , dans l'intérêt de la médecine , et pour l'honneur de ceux qui la professent , que l'on mette un terme à ces discussions passionnées oii les seconds ont ordinairement tout à perdre, où la première n'a presque jamais rien à gagner.
Souvent analogues aux révolutions politiques dans leur développement et dans leur marche, les révolutions de la science ont leurs prédispositions favorables et leur invasion définitive.
Elles tiennent presque toujours à renchaîncmcDl d'un concours
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(le circonstances qui les amènent par degrés comme une conséquence nécessaire ; le plus souvent alors surgit un j;énie supérieur dunt la voix [luissanle vient doauner les bruits confus de la multitude et mettre au f;rand jour les traits saillants de la pensée fondamentale sur la réalisation de laquelle va reposer la révolution qui s'opère.
Le parallèle ne s'est malheureusement pas toujours arrêté à ces premiers rapprochements , et plus d'une fois on a vu les bouleversements de la science entraîner la persécution et même l'effusion du sang!...
Toutefois , dans la voie du progrès , ces déplorables résultats forment l'exception ; la règle est constituée par le perfectionnement physique et moral des peuples.
Aujourd'hui que les préventions sont dissipées, que les ressentiments sont calmés , que le réalisme prend avec tant de supériorité la place de l'esprit systématique , il devient indispensable d'étudier avec une attention calme et profonde les résultats fondamentaux de celle importante révolution médicale, de préciser avec une judicieuse conscience le bien qu'elle a produit , le mal qu'elle aurait pu faire.
Sans celte grande et sérieuse élude , le doute , le vague et l'indécision se perpétueraient dans l'enseignement , dans la pratique ; la science et l'art profondément' ébranlés sur leurs bases n'auraient aucun moyen positif de s'affermir et de se reconstituer.
Pour établir dans un ordre logique , précis et frurlueux les riches matériaux d'un travail aussi vaste , nous le diviserons en deux parlii's :