‹ Histoire de la révolution sous Philippe IIChapitre 103 sur 198 · LIVRE V (lî · texte numérisé non relu

LIVRE V (lî

. Anvers ne brillait pas moine par son industrie que par son commerce. Ou y trouvait des artisans en toutes sortes darts et métiers; on y fabriquait et on y contrefaisait, faut-il ajouter, la plupart des produits, draps, soieries, tapis turcs, armures, velours, etc. En 4560, il y avait dans la ville cent soixante boulangers, soixante-huit bouchers, soixante-quinze poissonniers vendant du poisson de mer, cent dix chirurgiens et barbiers, cinq cent quatre-vingt quatorze tailleurs et cordonniers, cent vingt-quatre orfèvres et tailleurs de diamants, trois cents pein* ires ou sculpteurs. Parmi ceux-ci, il y avait des artistes célèbres tels que François Floris, Martin de Vos, Louis Van Oort, Michel Coxie, Pierre Pourbus. En général, les hommes et même les femmes, en contact avec tant détrangers, parlaient trois ou quatre langues, le flamand, le français, l'espagnol et Titalien. On trouvait des fortunes princières parmi les négociants et une grande aisance dans la bourgeoisie. L'opulence, le luxe, se montraient dans les habits, les ameublements, les banquets, les fêtes populaires. « L'on voit presque à toute heure , dit Guicciardin , nopces et danses ; l'on entend de tous côtés le son des instruments et le bruit de chants joyeux ; bref, en toutes choses, apparoisaent la richesse, la puissance, la pompe et la splendeur de cette ville »

omnmune, la valeur de 4 ,662,500,000 florins des Pays-Bas, sans y comprendre la négociation des effets de change. Nous ne pourrions garantir Texactitude de cette évaluation.

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