‹ Histoire de la révolution sous Philippe IIChapitre 163 sur 198 · LITRE VIII · texte numérisé non relu

LITRE VIII

nuilemcnl par animosUé oaiiiix^ le prélat, quoiqu'ils cu;:>senl bien desmoiife dlea vouloir à cohii qui les traitait d'bcrétiqucs et de sujets infidèles à leur roi. ta duchesse de Parme répondit que la convocation des états généraux était une mesure d'une trop haute iiiifwrtance pour qu'elle pût prendre sqr elle d'en décider. Elle S'efBorça ensuite de justiDer le cardinal et de les désabuser de f idée, oU ils étaient, qu'il leur eût rendu de mauvais offices : elle ne le croyait pas, leur dit-elle, capable de calomnier des personnages de leur qualité. Enfin , elle les engagea à revenir sur la résolution qu'ils avaient prise de s'absenter du conseil ; mais elle leÉ trouva inébranlables : ils alléguèrent , entre autres raisons, que la réponse qu'ils avaient reçue prouvait, de la part du roi, J*intention de ne rien faire, en leur faveur et de n'avoir aucun ^ard à leurs vœux. Une dernière conférence eut lieu le lendemain. La gouvernante renouvela ses instances pour déterminer les seigneurs à ne pas quitter le conseil : elle les pria de lui faire, à elle personnellement, un plaisir dont eire leur aurait une obligation infinie, en consentant à y venir, au moins jusqu'à ce qu'elle eût eu le temps d'expédier un courrier au roi et de recevoir sa réponse. Émus par tant d'insistance, ils demandèrent de pouvoir se consulter entre eux avant de répondre. Ils déclarèrent ensuite, pat l'oi^ane du comte d'Egmont, quHs pei^sistaient dans ce que le prince d*Orange avait dit la veille. Ils promirent seulement de chercher à éviter un éclat dans le public et de seconder la régente lorsqu'elle aurait bosoio d'eux en dehors du conseil ; même, lorsqu'on aurait à y traiter des affaires concernant leurs gouvernements respectifs , ils consentaient h y venir, pourvu que le cardinal ne s'y trouvât pas '. Bien que Granvcllc et Philippe II lui-même eussent en quelque

' Notice sur la chute du cardinal de GrauvellCf dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, t. XVI.

LES PAYS-BAS SQVh PUlLlfPË II.

sujfie compte sur la défccUoa du comte d'Egnioiit, ce setgncui rehmi tic se at'*piirer de ses collègues et apposa sou nom sur ki troisième rctjuetc que le pHuce d'Orange et le comte du Uornm adressèrent au roi le i^ juillet L [Is lui oxpnsaicnt qu'ils avaient cemmuniqué m roponso aUK autres seigneurs Dt chevaliers de la Toison d'or par ravis desquels ils avaient c^ril leur pi^mièh? lettre. • Tous *ivaîent espéa^ une résolution |)lus farge et i»ius 'I décisive pour Tétiil des iilïîiires, A la mérité, ce leur avait étt*

* Uïi mois aui>aravâiU, GranveJïe L-criviiil â Goiir^ilo Perez ; * ..* Comme lu cumte d'ËgiDQiU uinic la Cumikî {if es ami^o de hunw) ùq pourratl, en fui accorda ut quclquij faveur extraordinaire et pour lui seul, noa-sculemciU S(5 riitlûcber d'une manière dtl^abïe , maU îft$pir©r do h jalousîo nux atilrus .«Digiieurs... Une fiersontie de tua eoTîimKsanœ ayant eu occasion de lui fia lier il ? a seulemetit trob Jours , et îtisîfitant auprès de lui potir savotr qu<^l sujet do |KLui[iii' il ;ivait contre moi, 06 $oignt*ur a répondu qu'i2 n*en avaitaucuîj (loui ^u propre compte, qu'il {^'éLaitnaiurellemeiil alTectioDae, désirerait me voir papc% ou vice- roi dû Napl^ , ou toute autre cîiœis qui plairait à Sa Majesté, pourvu que je ne fusse point daus c^ t f

(|u*il ne pouvait se dispenser de faire cause commune avec ton- Son înlérlocuteur lut' ayant répliqaé qui! maiiquall en cela de prudeoct, iiu'une telle coudutto pourrait tulre à ravAnoFmenî de sa famille H fui farre tort daus Poiiîprtt du mattro, dont il coanaisf^iiil l'aSé^PtiOD pour lu^ M, d'Ëgmoût, bien qu'il eût déclaré plusiourij fois ditis le cours d&rfutretieu qu'il faitH^^ut que Dieu lui ei!lt fait la grâce d'arriver au memepaint rpie ses ancêtres, repfjTidit a deux reprises qu'il élail trop tard pour lui piirlerdanscc sens» ctqu*ou aurait d& Ta vor tir plus t<jl. Ceri fait supposeï' rhiiremenl qu*rl est engagé fortement, et en qudque sorte h <on ffrarwl regret. D'où d rcsultc que si quelqu*un de ceux auxquels il a ronfiantr lui représentait qu*eii sattaclumt h suivre les inteiiiiou£ du rot il diî^poseratt Sa AJajcslL^ à lui confier dans l'occ^^lou le commandement ou chef de tw' mee (cor il serait inutile de îui proposer quclquL» emploi on îlalîe» aprè= rmlention formeUe qu'il a manifestée de n'arcepler jamais ni la vite* royauté de Naples. ni quoi quf re fût qui rp!oign&tde«ï Pays-Bas}, peutetîC

ftnirailHl par se rendre a re qu'on désire d** îui »* f^*tpffr$ rf'frffll ifw r§r-

dina! rf^ Granvêiir, * V 1 f . pp f f Ei- 1 H

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