I. Rosier en corymbe. Rosa corymbosa
Originaire de la Caroline et de la Virginie où il croît au milieu des marais et fleurit pendant tout lelé.'En France il faut le placer dans les terrains argileux et sur les bord des eaux pour qu’il réussisse. Tiges armées de longs aiguillons axillaires , recourbés, et formant des buissons fort touffus, élevés de quatre à cinq pieds; feuilles composées de sept folioles ovales, obtuses et velues en dessous ; fleurs rougeâtres , nombreuses , disposées en corymbe, et qui paraissent en mai et juin.
I. Rosier A feuilles simples. Rosa simpHcifolia. Originaire de Perse. Tige armée d’aiguillons à crochets blancs surtout dans les jeunes pousses ; feuilles .simples, ovales , d’un vert, pâle ; fleurs grandes , jaunes , solitaires , marquées d’une tache pourpre , noirâtre à l’onglet des pétales; pédoncules courts et garnis d’aiguillons , comme les ovaires.
Ce Rosier , qu’on doit au célèbre Olivier fleurit en avril et mai dans les orangeries.
I. Rosier TURNEPS.Rova turgida. Origiaaire'de l’Amérique septentrionale. Tiges garnies parfois d’aiguillons, et parfois aussi dépourvues d’épines ; feuilles ovales, pointues, luisantes, d’ua
vert foncé • fleurs rouges , légèrement odorantes; fruits turbines. Fleurit en juin , et ses fleurs se succèdent jusqu’au mois d’août. Une terre substantielle lui paraît indispensable.
Ce Rosier a quelque rapport avec le Rosier luisant par ses feuilles, et avec le Rosier turbiné par sa grosseur.
III. Rosier a fruits pendans. Rosa pendulina. Originaire de l’Amérique septentrionale. S’élève de cinq à six pieds et fleurit au commencement de l’été. Ovaires oblongs, renflés, glabres, recourbés après leur fécondation ; pédoncules et pétioles hérissés de glandes; rameaux dépourvus d’épines; feuilles composées , d’ordinaire, de sept folioles ovales , glabres , d’un vert foncé, glauques en dessous ; Heurs rougeâtres, toujours solitaires et de moyenne grandeur.
I. Rosier luisant. Rosa lucida. Originaire de l’Amérique septentrionale. Remarquable par son feuillage luisant et d’un vert tendre. Tige élevée de deux pieds environ; ovaires et pédoncules parsemées de glandes; rameaux hérissés d’aiguillons ronds , courbes et rouge s feuilles composées de sept ou même de neuf folioles ovales, aiguës, coriaces, luisantes, d’un pouce et demi de long ; fleurs rougeâtres, disposées en corymbe et qui paraissent au mois de juin.
I. Rosier de Pensylvanie. Rosa pcnsylva nica. Originaire de l’Amérique septentrionale^ S’élève en buisson touffu à la hauteur de trois à quatre pieds; tiges armées d’aiguillons stipulâmes et recourbés; feuilles composées de sept folioles ovales , aiguës, velues et blanchâtres en dessous, fleurs petites, rougeâtres, légèrement odorantes et qui paraissent en grand nombre au commencement de juin.
III. Rosier de MaCxYrtney, ou Rosier à bractées. Rosa bracteata. Originaire de la Chine. Tige divisée en rameaux grêles et faibles; susceptibles d’atteindre depuis six jusqu’à douze pieds de longueur et quelquefois même davantage; rameaux couverts d’un duvet court, serré, grisâtre, chargés çà et là, mais plus souvent à la base de chaque feuille, d’un ou de deux aiguillons tant soit peu courbés; ovaires ovales, soyeux, accompagnés de bractées lancéolées et soyeuses; feuilles composées de sept folioles ovales, très -obtuses à leur sommet , d’un vert luisant en dessus, plus pâles en dessous, glabres des deux côtés, excepté à leur nervure postérieure qui se trouve chargée de poils; pétioles épineux et velus; fleurs solitaires , d’un blanc jaunâtre , qui paraissent en juin et durent jusqu’en septembre; elles sont odorantes. Cet arbrisseau supporte difficilement
les gelées. On le multiplie par la greffe, les marcottes et les boutures.
Ce Rosier a été apporté de la Chine en Europe par l’ambassadeur Macartney, et M. Cels est le premier qui l’ait cultivé à Paris.
I. Rosier Hérisson. Rosa Rugosa. Ce rosier est encore appelé du Kamtschatka, en mémoire de l’infortuné Lapeyrouse , aux' compagnons duquel on doit cette espèce , originaire du Japon, et cultivée depuis plusieurs années dans les environs de Paris. Tiges velues, élevées de deux pieds environ, aiguillons nombreux et presque coniques; feuilles longues d’un pouce, composées de neuf folioles ovales, d’un vert cendré en dessus, blanchâtres en dessous ; fleurs de moyenne grandeur, d’un rose foncé , odorantes et qui paraissent en mai et juin.
111. Rosier Evratin. Rosa Evratina. A été apporté d’Hollande sous le nom de Rose muscade rouge. Cet arbrisseau est très-vigoureux. Tiges peu chargées d’aiguillons ; feuilles composées de cinq à six folioles ovales , obtuses , d’un vert foncé, luisantes en dessus et pâles en dessous; fleurs moyennes, d’un rouge pâle, légèrement odorantes, disposées en panicule pendante à l’extrémité des rameaux, et qui paraissent en juin et juillet; folioles du calice très-longues et glanduleuses.
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On cultive une variété de ce Rosier, à fleurs; doubles, qu’on a primitivement reçue de Hollande sous le nom de muscade rouge double.
On doit la possession du Rosier èvratin à l’amateur Errât , et, par reconnaissance, M.
Bosc a donné à cette Rose le nom de son ami.