CAUSES DÉTERMINANTES
DÉVELOPPEMENT SPONTANÉ. — La possibilité du
(4) Dictionnaire de médecine, Paris, 1844, L. XXVI, p. 173.
52 ÉTIOLOGIE.
développement spontané de la scarlatine, rejetée par quelques auteurs, notamment par Storch et Cappel”, est admise par MM. Rilliet et Barthez, Barrier, Guersant et Blache, Dubois d'Amiens, etc. Suivant ce dernier, la scarlatine, la rougeole, et même la gale et la syphilis, peuvent se déclarer sans action aucune d’un principe contagieux produit par d’autres malades. « Indépendamment du fait de leur existence première, qui suffirait, ditil, pour prouver leur spontanéité, on voit tous les jours dans la pratique ces affections se déclarer sans cause connue *. » MM. Blache et Guersant considèrent comme un cas de scarlatine spontanée l'observation rapportée par Thomassen à Thuessink”, d’un jeune garçon chez lequel l’exanthème apparut à la suite d’un bain de rivière pris en hiver, suivit sa marche normale, et atteignit ensuite divers membres de la famille. Seifert 5 cite quatre observations d’où il conclut que, sous l'influence d’une certaine constitution atmosphérique, les mêmes causes qui, dans d’autres cir-
(1) Theor. und prakt. Abhandlung von Kinderkrankheiten , t. 158, p.164. — (2) Abhandlung vom Scharlachausschlage, Gœtting, 1803, p.111.— (3) Traité de pathol. générale, 1837, t. 1, p. 76.— (4) Journal de médecine de Boyer, Corvisart et Leroux , 1811, t. XXI. — (5) Nosol. therap. Bemerkungen über die Natur und Behandlung des Scharlachfiebers, Greifswaid, 1827, p. 28.