‹ Histoire de la scarlatineChapitre 22 sur 72 · VARIÉTÉS FONDÉES SUR LE CARACTÈRE DES SYMPTOMES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS FONDÉES SUR LE CARACTÈRE DES SYMPTOMES GÉNÉRAUX

SCARLATINE SIMPLE. — C'est celle que nous avons décrite au chapitre précédent.

SCARLATINE INFLAMMATOIRE ‘. — La scarlatine revêt surtout la forme inflammatoire dans les épidémies d'hiver et dans les pays froids *. Les prodromes de cette variété sont ceux de la scarlatine normale; seulement ils sont plus prononcés. La bucco-phar yngite surtout prend un caractère vraiment inflammatoire. La fièvre est presque continue, les rémissions très-courtes. La période d’in-

(4) Décrite, ainsi que les deux variétés suivantes , par J. Frank (Patho!. interne, t.11, p.119, Encyclopédie des sciences médicales, Paris, 1837); Henke (Handbueh zur Erkenntniss und Heïung der Kinderkrankheiten, 3e Aufl., Frankfurt, 1820); Schntitzer et Wolff {Handbuch der Kinderkrankheïten, Leipzig, 1843, 1.11, p. 677); Schmidt (Encyclopædie der gesammt. med. Supplement-Band., p. 235). — (2) Most. Geschichte des Scharlachfiebers, 1826, L t, p-435:

vasion ne dure ordinairement que quelques heures. L’éruption est prompte, impétueuse, souvent accompagnée de miliaire. Les taches sont d'un rouge vif, confluentes; l’exanthème parait quelquefois d’un rouge obscur ou livide, principalement lorsqu'il y a complication du côté du cerveau, des poumons ou du cœur, ce que J.

Frank est tenté d'attribuer à l'interruption de l'oxygénation . La peau est chaude, très-sensible, l’haleine brülante, l’urine rare, les matières fécales sèches, crottinées; il y a dysurie et tenesme. Le malade accuse de la douleur dans tous les membres, et souvent des picotements dans la poitrine, avec difficulté de respirer. Il est souvent en proie à un délire furieux, à des convulsions violentes ; il y a quelquefois de l’hémoptysie, de l’hématurie, même une salivation sanguinolente, et, en général, une tendance aux hémorrhagies actives, lesquelles sont le plus souvent suivies de soulagement. La fièvre persiste avec la même violence après l’éruption, et redouble la nuit. L'efflorescence, dans la forme inflammatoire, ne dure ordinairement que trois ou quatre jours. La desquamation est lente; elle est accom-

(4) Loc. cit.

Page 1